Imprimer
Affichages : 75293

Vote utilisateur: 4 / 5

Etoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles inactives
 

Classe de Quatrième.
Chapitre : Nombres Relatifs, Produits et Quotients

 

Ce chapitre traite des nombres relatifs. Après l'addition et la soustraction de relatifs vues en classe de cinquième, nous abordons la multiplication et la division des relatifs. Ce chapitre traite plus généralement des opérations liées aux nombres négatifs (nombres réels négatifs).

Définition des entiers relatifs

En mathématiques, un entier relatif est un nombre qui se présente comme un entier naturel auquel on a adjoint un signe positif ou négatif indiquant sa position par rapport à 0 sur un axe orienté. Les entiers positifs (supérieurs à zéro) s'identifient aux entiers naturels : 0, 1, 2, 3… tandis que les entiers négatifs sont leurs opposés : 0, −1, −2, −3…
L'entier 0 lui-même est donc le seul nombre à la fois positif et négatif.

Number line.svg

Un peu d'histoire des relatifs

La première allusion à des nombres négatifs apparaît dans des textes indiens comme l'Arybhatiya du mathématicien indien Âryabhata (476-550) où sont définies les règles d'additions et de soustractions. Les nombres négatifs apparaissent alors comme représentant des dettes et les nombres positifs comme des recettes. Le mathématicien perse Abu l-Wafa (940-998) présente dans ses écrits des produits de nombres négatifs par des nombres positifs.
Cependant le nombre négatif est peu considéré, le genial mathématicien et phycisien René Descartes (1596-1650) parle même de «fausse solution» lorsqu'il en rencontre. Le négatif n'est qu'utilisé que comme une étape de calcul ou dans des cas très précis (dette) mais n'ayant pas de représentation physique clair, il n'a pas de statut légal.
Al Khuwarizmi (783-850) par exemple, dans son ouvrage la Transposition et la réduction préfère traiter 6 types d'équations du second degré au lieu d'envisager des soustractions.

En Europe les nombres relatifs apparaissent tardivement, on attribue en général à Simon Stevin (1548-1620) la fameuse règle des signes pour le produit de deux entiers relatifs. D'Alembert (1717-1783) lui-même dans l'Encyclopédie envisage le nombre relatif comme une idée dangereuse.

L'ensemble des entiers relatif, est noté \(\mathbb{Z}\)

Cette notation viendrait en fait du groupe BOURBAKI en 1969 dans Algèbre, Chapitre 1.  La lettre viendrait de Zahl (nombre) et zahlen (compter) de l'allemand.
DEDEKIND Julius Wilhelm Richard (1831-1916) et CANTOR Georg (1845-1918) sont souvent cités mais il semble que le premier utilisait K pour les entiers et J pour les complexes (selon les historiens Walter Felscher, Stacy Langton, Peter Flor, et A. J. Franco de Oliveira).

 

T.D. : Travaux dirigés de quatrième


Cours de quatrième


 

D.S. de quatrième


Articles Connexes