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Les règles typographiques
COMPOSITION DES TEXTES SCIENTIFIQUES


Voici un document proposé par les inspecteurs de mathématiques IGEN, GROUPE DES MATHÉMATIQUES.

La composition des textes imprimés, en particulier des textes scientifiques, obéit à un certain nombre de règles, qui étaient connues des typographes. La composition moderne sur ordinateur à l’aide d’un traitement de textes fait que la plupart des textes d’examen sont maintenant composés par des personnes ignorant les règles de la composition typographique. Le but de ce texte est de permettre de rectifier d’éventuelles erreurs typographiques lors des relectures de sujets d’examen, et d’arriver ainsi à une normalisation des sujets de mathématiques. L’ouvrage de référence en la matière s’intitule : « Lexique des RÈGLES TYPOGRAPHIQUES en usage à l’Imprimerie Nationale »
(éditeur : Imprimerie Nationale) 

1. Les polices de caractères

Il vaut mieux dans un texte n’employer qu’une police de caractères pour le texte courant. Avec les traitements de texte usuels c’est la police Times (ou Times New Roman) qui donne la meilleure lisibilité. Dans cette police on emploie trois styles : romain (dit aussi ordinaire), italique, et gras (ou italique-gras).
Pour les mathématiques, on utilise aussi :

En dehors de cas précisés ci-dessus, la composition en italique est essentiellement utilisée dans les formules de mathématiques.

2. Les nombres

Les nombres cardinaux sont en règle générale composés en chiffres arabes. Dans le cas des nombres décimaux, la virgule n’est ni suivie ni précédée d’un blanc.

3. Les unités

Les unités sont représentées par des symboles (et non des abréviations), qui n’ont donc pas à être
suivis d’un point. Ils sont écrits en romain.

4. Les mathématiques

En règle générale, pour écrire des formules et symboles mathématiques, il vaut mieux utiliser l’éditeur d’équations (ou le format mathématique), dans lequel on aura fait les réglages adéquats.
Les réglages par défaut sont (presque) satisfaisants mais ils correspondent aux conventions anglosaxonnes. Il est parfois demandé de composer les sujets d’examen au moyen d’une police de caractères sans empattements (dite sans-serif).

Pour ce qui concerne les formules mathématiques, les polices sans empattements donnent en général de mauvais résultats car elles créent des ambiguïtés gênantes.
On se méfiera de l’usage immodéré de la police de caractères Symbol ; en effet, cette police n’est pas correctement normalisée, il en existe différentes versions (incompatibles) suivant les systèmes d’exploitation, ce qui peut occasionner des mésaventures lors de l’impression de fichiers PDF, surtout lorsque les polices de caractères ne sont pas incluses dans le fichier.

Dans l’alphabet latin, les minuscules qui correspondent à des variables, des inconnues, des indices, etc., sont écrites en italique. Néanmoins, sont écrits en romain les identificateurs de fonctions et constantes prédéfinies :
– les noms des fonctions usuelles sin, cos, ln, log, exp, etc.
– les constantes e ( = exp(1) ), i (base des imaginaires purs), le symbole d (pour écrire un « élément différentiel » d t ou d x).

Pour les majuscules latines, en revanche, on emploie de préférence le romain lorsqu’il s’agit de points, de variables ou d’indéterminées. Mais pour les ensembles (en particulier les ensembles de points en géométrie : droites, plans, cercles, courbes, etc.), on a intérêt à utiliser des italiques, voire des cursives : la courbe \(\mathscr{C}\), la droite \(\mathscr{D}\), le plan \(\mathscr{P}\).
Notons que dans ce cas, il n’est pas indispensable de mettre le symbole entre parenthèses. Il vaut mieux répéter à chaque fois la nature de l’objet : « Soit M un point de la droite \(\mathscr{D}\) … ».

Les lettres grecques, minuscules ou majuscules sont en général écrites en romain, l’essentiel étant d’adopter un même style pour tout le texte. Les chiffres et les signes opératoires ou relationnels sont toujours en romain. Une attention toute particulière est recommandée sur les deux points suivants :
– pour désigner une limite par la lettre l, il vaut mieux utiliser une cursive ℓ, qui figure par exemple dans la police MT-Extra ;
– pour le signe de multiplication, il ne faut pas employer la lettre x ou X, mais le signe spécial × qui figure notamment dans la police Symbol.

Les ensembles de nombres sont normalement écrits en gras dans un texte imprimé : \( \mathbb{N}\), \( \mathbb{Z}\), \( \mathbb{Q}\), \(\mathbb{R}\), les caractères « éclaircis » ℕ, ℤ, ℚ, ℝ, ℂ étant en principe réservés à l’écriture au tableau. De toutes façons, il faut rappeler les conventions en début de texte chaque fois qu’il peut y avoir ambiguïté.

Les textes de mathématiques s’écrivent en français, et on évitera d’utiliser dans le texte les opérateurs mathématiques =, <, ≤, ∈ (ils ne peuvent tenir lieu de verbes). On les réservera au mode des « mathématiques centrées » (disposition de page où une grande formule occupe seule la position centrale d’une ligne). À l’inverse, dans ce mode, on évitera les termes du langage courant, à l’exception des mots « et, ou, non » , dont les équivalents mathématiques ne sont pas utilisés au lycée.

Pour terminer, il faut se rappeler que l’essentiel est de conserver dans un texte un style unifié. Il ne faut pas, par exemple, que \(f (x)\) apparaisse en romain f(x) dans le texte, en italique f(x) dans les formules, et en écriture bâton ou en style machine à écrire dans les figures.

Pour en savoir plus : lien