Mathématiciens H-L : illustration historique autour des biographies de Hadamard, Hardy, Hilbert, Hypathie, Kepler, Lagrange, Laplace, Lebesgue, Leibniz et Lions.

Mathématiciens H-L : biographies et histoire des mathématiques

Cette page rassemble les notices alphabétiques de Math93 pour les mathématiciens de H à L. L'objectif est de proposer un index fiable et rapidement exploitable : dates, pays, idées mathématiques, anecdotes historiques, liens internes et références bibliographiques citées dans les notices.

Mathématiciens commençant par H

HADAMARD Jacques (1865-1963), France.

Jacques Hadamard est un mathématicien français majeur, actif en analyse, théorie des nombres et géométrie, connu aussi pour ses réflexions sur l'invention mathématique.

Né à Versailles, Hadamard, ancien élève de l'École normale supérieure, enseigna au lycée Buffon à Paris (1890-93), à l'Université de Bordeaux (1893-97), à la Sorbonne (1897-1909), au Collège de France (1909-37), à l'École polytechnique (1912-37) et à l'École centrale des arts et manufactures (1920-37). A partir de 1912 Hadamard fit partie de l'Académie des sciences. 
Il est célèbre pour avoir démontré, indépendamment de Charles De LA VALEE-POUSSIN (1866-1962), en 1896, le théorème des nombres premiers.

HAHN Hans (1879-1934)

Hahn fit ses études universitaires à Vienne, sa ville natale.

Après avoir enseigné aux Universités de Czernovice (1909-16) et de Bonn (1916-21), il retourna comme professeur à l'Université de Vienne.

HALPHEN Georges-Henri (1844-1889)

Né à Rouen, Halphen fut élevé à Paris et étudiant à l'École polytechnique.

Il se battit dans la guerre franco-prussienne, et retourna, en 1872, à l'École polytechnique, d'abord comme répétiteur, puis comme examinateur. En 1886, il fut élu à l'Académie des sciences.

HAMILTON William Rowan (1805-1865), Irlande.

William Rowan Hamilton est un mathématicien irlandais, célèbre pour les quaternions et ses travaux en mécanique analytique.

Né à Dublin (Irlande), Hamilton entra, en 1823, au collège de la Trinité à Dublin et fut nommé, en 1827, alors qu'il n'avait obtenu aucun diplôme, astronome royal de l'observatoire de Dunsink. En 1832, il devint membre de l'Académie royale irlandaise et fut son président de 1837 à 1845. Atteint de la goutte et buveur invétéré, il décéde à 60 ans.
Dés 1830, HAMILTON rédige la première théorie rigoureuse sur les nombres complexes qu'il considère comme des couples de réels sur lesquels il définit l'addition et la multiplications. Il tente ainsi de donner une base axiomatique à l'algèbre.
HAMILTON découvre en 1843, le premier corps non commutatif, le corps des quaternions. Il étudie les propriétés de ces nouveaux nombres non commutatifs et qui forment un espace de dimension 4.
En étudiant ce corps, HAMILTON introduit alors le germe du produit scalaire qui sera définit par le mathématicien américain GIBBS Josiah Willard ( New Haven 1839 - 1903). [Gour2, p. 94] [Audi, p. 159]
Il travaille aussi sur l'optique, la dynamique, les équations de degré 5, et les équations différentielles.
En 1835, il introduit les fonctions dites hamiltoniennes en physique mathématique.
On raconte que c'est le 16 octobre 1843 lors d'une promenade avec sa femme le long du canal de Dublin que lui vient l'idée des quaternions. En traversant le Brougham Bridge, il grave sur une pierre du pont la formule liant les quaternions de base : 
\(i^2=j^2=k^2=ijk=-1\).

HANKEL Hermann (1839-1873)

Né à Halle, Hankel fit ses études à l'Université de Leipzig.

Après avoir passé une année à Gottingen auprès de Riemann et une autre à Berlin auprès de Weierstrass et de Kronecker, il obtint, en 1862, son doctorat à Leipzig. Il fut professeur à Erlangen et Tübingen.

HANSEN Peter Andreas (8 décembre 1795 - 20 mars 1874), Danemark.

HANSEN est un astronome danois, né à Tonder ( Tønder au Danemark).

Fils d'un orfèvre, il devient horloger à Berlin et Tønder de 1818 à 1828. Passionné par les sciences, il part à Copenhague et travaille comme assistant de Schumacher principalement à l'observatoire d'Altona de 1821 à 1825. Il devient directeur de l'observatoire de Seeberg près de Gotha et le reste pendant plus de cinquante ans.
Le problème de l'astronomie dynamique occupe une grande partie de l'attention de Hansen. 
Il obtient le prix de l'académie de Berlin en 1830 suite à une étude des perturbations mutuelles de Jupiter et de Saturne, et celui de l'académie de Paris en 1850 pour un mémoire sur les perturbations des trajectoires de comètes.
En 1838 il publie une théorie de la Lune Fundamenta nova investigationis orbitae verae, quam luna perlustrat et améliore les Tables de la lune (Londres, 1857).
Il est deux fois récompensé par la médaille d'or de la Royal Astronomical Society (1842 et 1860). En 1850 il reçoit la médaille Copley. 
P. A. HANSEN est l'un des premiers à utiliser la lettre J pour désigner la fonction de BESSEL, en 1843, dans Ermittelung der absoluten Störungen. (voir histoire des symboles mathématiques)

HARDY Godfrey Harold (1877-1947), Angleterre.

Godfrey Harold Hardy est une grande figure britannique de la théorie des nombres et de l’analyse, notamment connu pour sa collaboration avec Ramanujan.

Né à Cranleigh (Angleterre), Hardy fut admis au collège de la Trinité à Cambridge, en 1896. 
A partir de 1912, il travaille avec LITTLEWOOD et correspond avec le prodigieux mathématicien indien RAMANUJAN qu'il fait venir à Cambridge. HARDY y étudia et enseigna jusqu'en 1919, date de sa nomination comme professeur à Oxford. 
En 1927, sept ans après la mort de Srinivasa Ramanujan, Hardy publiera Collected Papers ressemblant tous les travaux de son ami.
Il passa l'année 1928-29 à Princeton et retourna, en 1931, comme professeur à Cambridge. Il garda cette chaire jusqu'à sa retraite en 1942. 
Auteur prolifique, Hardy a signé ou co-signé durant sa carrière plus de 300 ouvrages dont A Course of Pure Mathematics (1908), Orders of Infinity (1910), The General Theory of Dirichlet Series (1915), Inequalities (1934) et Introduction to the Theory of Numbers (1938). Il publie aussi ses réflexions sur les mathématiques dans A Mathematician's Apology (1940).
Son oeuvre est principalement consacrée à l'étude de la théorie de nombres. Son résultat le plus célèbre est la preuve en 1914 est la preuve que a fonction zêta de Riemann admet une infinité de zéros de partie réelle \(\frac{1}{2}\).
Il était réputé pour sa sagacité intellectuelle et son habileté en calcul mental.
Son nom est attaché à ce que l'on nomme la notation de Hardy \(\ll\).

La notation \(\to\) avec une flèche pour désigner la limite est introduite par Godfrey Harold Hardy (1877-1947) dans "A Course of Pure Mathematics", publié en 1908. (Voir histoire des symboles mathématiques)

HARNACK Carl Gustav Axel (1851-1888), Allemagne.

Harnack Carl Gustav Axel est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

Harnack est né à Dorpat (Estonie). Il était professeur de mathématiques à l'École polytechnique de Dresde à partir de 1877.
Ses travaux portent sur la géométrie, les série trigonométriques, l'intégration et les fonctions holomorphes.
Il est le premier à remarquer en 1894 qu'un ensemble dénombrable peut être recouvert par une famille d'intervalles dont la somme des longueurs est arbitrairement petite.
Il publie, Die Grundlagen der Theorie des logarithmischen Potentiales und der eindeutigen Potentialfunktion in der Ebene (Teubner, 1887) et An introduction to the study of the elements of the differential and integral calculus (Williams and Norgate, 1891) 

HARRIOT Thomas (Oxford 1560 - Londres 1621), Angleterre.

Thomas Harriot est un mathématicien et astronome anglais associé à l’algèbre symbolique et aux observations scientifiques de la Renaissance.

Thomas Harriot est un mathématicien et astronome anglais qui travailla d'abord comme cartographe. Il fit partie de la petite colonie qui s'établit cette année-là dans la baie de Pamlico, près du cap Hatteras. Il explora et cartographia la baie de Chesapeake (novembre 1585). Il put rentrer en Angleterre grâce à l'expédition de Francis Drake sur Saint-Domingue (1586).
En tant que géographe, il étudia surtout la trigonométrie sphérique.
Il étudia l'algèbre au début des années 1590, et s'enthousiasma pour cette technique à la lecture des ouvrages de François Viète. Ses notes, rassemblées après sa mort, sont éditées sous le titre de Artis Analyticæ Praxis (1632). 
Il fit de nombreuses expériences de pesée et de chimie, et correspondit avec Johannes KEPLER (1603-1610). Il obtint empiriquement (vers 1600) la loi des sinus en optique, mais ne la publia pas. Informé des recherches de Galilée, il fut le premier en Angleterre à utiliser une lunette astronomique, avec laquelle il observa et dessina les cratères lunaires et les évolutions des planètes médicéennes (1610-1611). Il dessina également les taches solaires, qu'il observait à l'œil nu. 
Il est le premier à utiliser les symboles < et > qui apparaissent dans Artis Analyticae Praxis ad Aequationes Algebraicas Resolvendas

HARTOGS Friedrich (1874-1943)

Né à Bruxelles, Hartogs fit des études à l'École polytechnique de Hanovre, à l'École polytechnique et à l'Université de Berlin et à l'Université de Munich, où il passa son doctorat en 1903.

A partir de 1905, Hartogs enseigna les mathématiques à J'Université de Munich.

HAUSDORFF Felix (1868-1942)

Felix Hausdorff est une figure importante de la topologie générale et de la théorie des ensembles.

Né à Breslau (Allemagne), Hausdorff étudia les mathématiques et l'astronomie à Leipzig. Freiburg et Berlin. Il enseigna aux Universités de Leipzig (1896-1910), Bonn (1910-13) et Greifswald. En 1921, il retourna à Bonn pour y travailler jusqu'en 1935. Juif, risquant l'internement dans les camps de concentration, il se suicida avec sa femme et sa belle-sœur.

HEATH Sir Thomas Little Heath (5 octobre 1861 - 16 mars 1940), Angleterre.

Sir Thomas Little Heath était un fonctionnaire britannique, un mathématicien, un historien de la Grèce antique.


Il a traduit des oeuvres d'Euclide , Apollonius de Perga, Aristarque de Samos, et Archimède de Syracuse en anglais.
C'est essentiellement par le biais des traductions de Heath que les oeuvres d'Archimède et d'Euclide sont connues du grand public. 
En 1897, il publie une édition des Oeuvres d'Archimède, du Palimpseste qui n'avait été que peu étudié.
Ces travaux furent au centre des recherches menées par les universitaires modernes.

HEAVISIDE Oliver (1850-1925), Angleterre.

Né à Camden Town, près de Londres, Heaviside, autodidacte, se livra en tant que particulier à ses expériences électriques, soutenu financièrement par son frère et, sa réputation faite, par une pension du gouvernement.

Il fut élu membre de la Royal Society en 1891. 
Parallèlement à l'américain GIBBS Josiah Willard (New Haven 1839 - 1903), il introduit l'analyse vectorielle. Trouvant malcommode l'utilisation des quaternions en physique, il sépare du produit de 2 quaternions purs, la partie réelle et la partie vectorielle. Cela donnera au signe près le produit scalaire et le produit vectoriel.

HECKE Erich (1887-1947), Angleterre.

Né à Buk (Posnanie), Hecke étudia à Breslau, Berlin et Göttingen.

Il y passa son doctorat, en 1910, et devint l'assistant de Hilbert et de Klein. Après avoir enseigné à Bâle (1915-18) et à Göttingen, Hecke s'établit finalement, en 1919, à Hambourg, à l'Université nouvellement fondée.

HEEGAARD Poul (1871-1948), Danemark.

Né à Copenhague, Heegaard fit ses études aux Universités de Copenhague, Paris et Göttingen.

Il passa son doctorat, en 1898, à Copenhague, où il enseigna les mathématiques à l'École navale. De 1910 à 1918, il fut professeur à l'Université de Copenhague et, de 1918 à 1941, à l'Université d'Oslo.

HEILBRONN Hans Arnold (1908-1975), Allemagne

Heilbronn Hans Arnold est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

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Né à Berlin, il fit ses études supérieures aux Universités de Berlin, Freiburg et Göttingen ; docteur en 1933, il devint l'assistant de Landau depuis 1930, mais dut émigrer en Angleterre en 1933 en raison des lois raciales. Grâce aux mathématiciens anglais, il put bénéficier de bourses et de postes temporaires jusqu'en 1940, mais fut interné de 1940 à 1943 comme ressortissant allemand. Il s'enngagea ensuite dans l'armée anglaise de 1943 à 1945, puis après la guerre obtint un poste d'enseignant à Bristol, où il resta jusqu'en 1964 ; il fut ensuite professeur à Toronto. (Bull. London Math. Soc.)

HEINE Heinrich Eduard (1821-1881), Allemagne.

Né à Berlin, Heine fit ses études universitaires à Berlin, à Göttingen et à Kônigsberg.

Il enseigna à l'Université de Bonn avant d'être nommé, en 1856, professeur à l'Université de Halle, où il s'établit définitivement.
Ses travaux concernent la théorie des fonctions, les séries de Fourier, la topologie et la théorie du potentiel.
Il introduit la notion de continuité uniforme et démontre en 1872 le théorème qui porte son nom, le théorème de Heine.

HELLINGER Ernst (1883--1950), Allemagne.

Né à Striegau (Allemagne), Hellinger étudia aux Universités de Heidelberg, Breslau et Göttingen.

Après avoir enseigné à Göttingen et à Marburg, Hellinger fut nommé professeur à la nouvelle Université de Francfort (1914). Obligé de prendre sa retraite, en 1936, il se réfugia, en 1939, après un bref passage dans les camps de concentration, aux États-Unis. Il enseigna jusqu'en 1949 à Northhwestern University à Evanston.

HELLY Eduard (1884-1943), Autriche.

Né à Vienne, Helly entreprit, en 1902, des études à Vienne, qui se terminèrent, en 1907, par l'obtention d'un doctorat.

Il passa une année à Göttingen et enseigna les mathématiques à l'Université de Vienne jusqu'en 1938, date de son départ aux États-Unis. Il y fut professeur à l'Illinois Institute of Technology.

HENSEL Kurt (1861-1941), Allemagne.

Né à Königsberg, Hensel fit ses études à Bonn et à Berlin, où il soutint sa thèse en 1884.

Il enseigna d'abord à Berlin, puis, à partir de 1901, à l'Université de Marburg. En 1901, Hensel devint l'éditeur du Journal {ür die reine und angewandte Mathematik.

HERBRAND Jacques (1908-1931), France.

Né à Paris, Herbrand fut admis, en 1925, à l'École normale supérieure et obtint son doctorat en 1930.

Après une année de service militaire, il reçut une bourse d'études en Allemagne. Pendant les vacances d'été 1931 il fit une chute mortelle dans les Alpes.

HERMITE Charles (1822-1901), France.

Charles Hermite est un mathématicien français associé à l’analyse, à l’algèbre et à la démonstration de la transcendance de certains nombres.

Né à Dieuze (Lorraine), Hermite fut admis, en 1842, à l'École polytechnique, mais refusé l'année d'après en raison d'un défaut congénital au pied droit. Hermite se destina alors à la carrière de professeur. De 1848 à 1876, il enseigna à l'École polytechnique et, de 1869 à 1897, il fut professeur à la Faculté des sciences de Paris. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1856. 
Hermite, sans produire de nombreux travaux, développe des théories importantes. Il s'occupe de la théorie des nombres, des fonctions de variables complexes et d'algèbre.
Dès la parution des écrits de GALOIS en 1846, il se passionne pour le sujet de la résolution par radicaux d'une équation. Il résout en 1858 (en même temps que KRONECKER), l'équation de degré 5 grâce à des fonctions elliptiques.
En 1854, il introduit les matrices orthogonales et montre que les valeurs propores d'une matrice hermitienne sont réelles.
Sa notoriété est toutefois affirmée après sa démonstration, en 1873, de la transcendance du nombre e.
Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.
Il reprend les notation de l'allemand EISENSTEIN Ferdinand Gotthold Max (1823-1852) concernant le produit de substitutions linéaires, (notées en tableau ou matrice) dans ses travaux de 1844. Pour plus d'informations, voir la page sur l'histoire des matrices.

HESSE Ludwig Otto (1811-1874), Allemagne.

Né à Königsberg, Hesse y a vécu jusqu'en 1855, comme étudiant, et comme professeur dans une école de commerce et à l'Université (à partir de 1845).

De 1856 à 1868, Hesse fut professeur à l'Université de Heidelberg, et finalement à l'École polytechnique nouvellement fondée de Munich. A partir de 1868, Hesse fut membre de l'Académie bavaroise des sciences.

HEURAET Hendrik van (1633-1660), Pays-Bas.

Né à Haarlem (Pays-bas), van Heuraet entra à l'Université de Leyde, en 1653, comme étudiant en médécine et étudia les mathématiques sous F.

van Schooten. En 1658, van Heuraet se trouva avec J. Hudde à l'Académie protestante de Saumur. Après un voyage en Bourgogne et en Suisse, van Heuraet retourna à Leyde.

HILBERT David (1862-1943), Allemagne.

David Hilbert est l’un des mathématiciens les plus influents du XXe siècle, connu pour ses problèmes, son programme et ses travaux en algèbre, analyse et géométrie.

Né à Konigsberg, Hilbert étudia, de 1880 à 1884, à l'Université de sa ville natale (à l'exception de son second semestre qu'il passa à Heidelberg). II fit un voyage à Leipzig et Paris, et se qualifia, en 1886, comme Privatdozent à l'Université de Kônigsberg. En 1895, il obtint une chaire à Göttingen, qu'il garda jusqu'à sa retraite, en 1930. 
Hilbert s'intéresse à tous les domaines des mathématiques, théoriques ou appliquées. Il contribue en particulier à la théorie des nombres, aux fondement des mathématiques, à la théorie des équations différentielles et à la géométrie.
En 1900, il présente au congrès de Paris, 23 problèmes (les problèmes de Hilbert) qui, selon lui, sont les plus importants pour le siècle à venir. Les travaux qui résulteront de l'étude de ses problème s'avèreront en effet extrêmement fécond pour la recherche mathématique.
On dit de lui que c'est le dernier mathématicien à dominer toutes les branches de la discipline.
Son nom reste attaché aux espaces qu'il étudia, les espaces de Hilbert.
Il introduit le terme d'anneau en 1897 dans un sens proche de celui qu'on lui donnera à partir du début du 20ème siècle. [Dieudo, p. 108]

HILL George William (1838-1914), USA.

Né à New York, Hill étudia à Rutgers et à Cambridge, puis se consacra entièrement à ses recherches de Mécanique céleste, n'acceptant un poste d'enseignement de l'Astronomie à Colommbia University que de 1898 à 1901.

 

HIPPASE de Métaponte (Métaponte, milieu du 5ème siècle av. J.-C.), Grèce.

Hippase est un mathématicien ayant appartenu à la fraternité pythagoricienne.

Il reste célèbre pour avoir divulgué l'incommensurabilité de \(\sqrt{2}\), c'est à dire que \(\sqrt{2}\) n'est pas un nombre rationnel (une fraction).
Les pythagorieciens découvrent en fait que la diagonale d'un carré de côté 1,qui fait \(\sqrt{2}\) d'après le théorème de Pythagore, ne peut pas s'exprimer sous la forme d'une fraction.
On raconte qu'Hippase, après avoir enfreint les règles de la fraternité en divulguant sa découverte, péri dans un naufrage. 
L'historien et philosophe PROCLUS (Constantinople 412 - Athène 485)met cependant en doute la véracité de cette légende.
Hippase a aussi proposé une construction du pentagone régulier.

HOPF Heinz (1894-1971), Allemagne.

Né à Breslau (Allemagne), Hopf étudia, à partir de 1920, successivement aux Universités de Berlin, Heidelberg et Göttingen.

Après un séjour d'un an à l'Université de Princeton, Hopf reprit, en 1931, la chaire de H. Weyl à l'École polytechnique fédérale de Zürich.

HORNER William George (1787 - Bath 1837), Angleterre.

Horner William George est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

Horner enseigne toute sa vie les mathématiques à Bath. Il reste célèbre pour sa méthode de calcul des valeurs approchées des racines d'une équation numérique (le schéma de Horner). Cet algorithme serait en fait déjà connu des chinois, notamment de QIN JIU ZHAO (env. 1200 - env. 1260).

HUREWICZ Witold (1904-1956), Pologne.

Hurewicz Witold est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

W. Hurewicz est né à Lodz (Pologne) et a fait ses études universitaires à Vienne, où il passa son doctorat, en 1926. Il enseigna à Amsterdam jusqu'en 1936, date de son départ aux États-Unis, où il travailla successivement à Princeton, à l'Université de Caroline du Nord, puis au M.l.T. E.U.

HURWITZ Adolf (1859-1919), Allemagne.

Né à Hildesheim (Allemagne), Hurwitz étudia aux Universités de Munich, Berlin et Leipzig.

En 1882, il se fit habiliter à l'Université de Göttingen. Il enseigna ensuite à l'Université de Kônigsberg et accepta, en 1892, une chaire à l'École polytechnique de Zürich, qu'il détint jusqu'à sa mort.

HUYGENS Christiaan (1629-1695)

Christiaan Huygens est un savant néerlandais, mathématicien, astronome et physicien, actif dans les probabilités, la mécanique et l’optique.

Néà la Haye, Huygens étudia le droit et les mathématiques sous F. van Schooten à l'Université de Leyde (1645-47) et le droit au nouveau Collegium Arausiacum de Bréda (1647-49). De 1650 à 1666, Huygens, grâce à une rente de son père, se dévoua entièrement à l'étude des sciences. A la fondation de l'Académie des sciences de Paris, il accepta d'en être un membre rémunéré. A la mort de Colbert, il rentra à la Haye. 
Il est surtout connu pour ses travaux en physique, en particulier sur le pendule et la chute des corps ainsi que son invention de l'horloge.
En mathématiques, ses travaux portent sur les propriétés des courbes et sur le calcul des probabilités.
Il introduit les notions d'enveloppe d'une famille de droites, puis en 1673 celle de développée et de développante d'une courbe, traitant en particulier le cas des paraboles et de la cycloïde. Il introduit aussi la notion d'espérance mathématique.

HYPATHIE (Alexandrie 370 - Alexandrie 415), Grèce.

Hypathie d’Alexandrie est une mathématicienne et philosophe grecque, figure majeure de la tradition savante alexandrine.

Mathématicienne et philosophe grecque, Hypathie est la fille de Théon d'Alexandrie. Célèbre tant pour sa beauté que pour son intelligence, elle enseigne au Musée (école fondée par Ptolémée 1er). Vers 400, elle dirige l'école néoplatonicienne d'Alexandrie mais l'évêque Cyrille d'Alexandrie la fait assasiner considérant qu'elle représente un danger pour la pensée chrétienne.
Elle fait partie des commentateurs des mathématiques grecques en particulier des Eléments d'Euclide et donc n'apporte que peut de choses nouvelles mais elle reste la première mathématicienne de l'histoire.

Mathématiciens commençant par I

IVORY James (1765-1842), Ecosse.

Né à Dundee (Ecosse), Ivory fut éduqué aux Universités de St.

Andrews et d'Edinbourg et enseigna ensuite les mathématiques et la philosophie naturelle à Dundee. De 1789 à 1804, il fut administrateur d'une filature de lin et, de 1804 à sa retraite, en 1819, professeur de mathématiques au Collège militaire royal de Great-Marlow. En 1815, Ivory fut élu membre de la Royal Society de Londres.

Mathématiciens commençant par J

JACOBI Carl Gustav Jacob (1804-1851), Allemagne.

Carl Gustav Jacobi est un mathématicien allemand majeur du XIXe siècle, actif en analyse, fonctions elliptiques et théorie des nombres.

Né à Potsdam (Allemagne), fils d'un banquier juif, Jacobi, après avoir soutenu une thèse à l'Université de Berlin, se convertit au christianisme pour pouvoir se faire habiliter. En 1826, il fut appelé à l'Université de Kônigsberg. L'état de sa santé l'obligea, en 1843, à faire un voyage en Italie. A son retour, en 1844, il reprit une chaire à Berlin. Jacobi était membre de l'Académie des sciences de Berlin. 
Jacobi était réputé pour ses talents de pédagogue et à ce titre exerce une influence marquée sur ses élèves.
Ses travaux portent sur la théorie des nombres, l'analyse et les équations aux dérivées partielles, la mécanique el l'algèbre.
En 1826-1827 il établit, indépendamment d'Abel, les principaux résultats sur les fonctions elliptiques.
C'est cependant surtout parcequ'il a développé la théorie des déterminant qu'il applique ensuite aux fonctions de plusieurs variables qu'il reste célèbre. 
On parle en mathématique de matrice jacobienne et de jacobien qui furent introduits en 1929 par Jacobi et dénommés ainsi par Sylvester. [HaSu, p. 184]
Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.

JACOBSON Nathan (1910 - 1999), USA.

Jacobson Nathan est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

Jacobson était un mathématicien américain. Né à Varsovie (Pologne) d'une famille juive, il a émigré aux Etats-Unis avec sa famille en 1918.
Ses travaux portent sur l'algèbre et il est considéré comme l'un des principaux algébristes de sa génération. Il est diplomé de l'université de l'Alabama en 1930 et obtient un doctorat de mathématiques à l'université de Princeton en 1934. Tout en travaillant sur sa thèse, Non-commutative polynomials and cyclic algebras (polynômes non commutatifs et algèbres cyclique), est en relation avec WEDDERBURN Joseph Henry Maclagan (1882-1948). 
Jacobson a enseigné à l'université de Bryn Mawr (1935-1936), à l'université de Chicago (1936-1937), à l'université de la Caroline du Nord à la colline de chapelle (1937-1943), et à l'université de Johns Hopkins (1943-1947) avant de joindre l'université de Yale en 1947 jusqu'à sa retraite. Il était un membre de la National Academy of Sciences et de l'académie américaine des arts et des sciences. Il fut aussi président de la société mathématique américaine de 1971 à 1973, obtient le prix de Leroy P. Steele en 1998. Il était également vice-président de l'union mathématique internationale de 1972 à 1974. 
L'origine du symbole \(\mathbb C\) pour désigner l\'ensemble des nombres complexes est assez récente. On trouve selon l'historien des mathématiques William C. Waterhouse (en 2001) ce symbole dans les papiers de Nathan Jacobson, Structure and Automorphisms of Semi-Simple Lie Groups in the Large, (1939). [Cajo] (Voir histoire des symboles mathématiques)

JANISZEWSKI Zygmunt (1888-1920), Pologne.

Né à Varsovie (Pologne), Janiszewski fit ses études universitaires à Zürich, Munich, Göttingen et Paris.

Il enseigna les mathématiques à la Société des cours de sciences, qui avait remplacé l'Univerrsité polonaise de Varsovie et à l'Université de Lvov. Pendant la première guerre mondiale, il combattit pour l'indépendance de la Pologne. Il accepta ensuite une chaire à l'Université de Varsovie redevenue polonaise. Il était le cofondateur du journal Fundamenta mathematicae.

JEVONS William Stanley (1835-1882), Angleterre.

Né à Liverpool, Jevons commença ses études au collège de l'Université de Londres et les interrompit pour gagner sa vie comme essayeur de monnaie en Australie.

Après y avoir été professeur de philosophie, il revint en Angleterre pour perfectionner sa formation. En 1866, il accepta une chaire de logique à Manchester puis, à partir de 1876, enseigna l'économie au collège de l'Université de Londres, Jevons était membre de la Royal Society.

JONES William (1675 - Londres 1749), Angleterre.

William Jones est connu dans l’histoire des notations pour avoir popularisé l’usage de la lettre \(\pi\).

Jones sert tout d'abord en mer, enseignant les mathématiques à bord d'un bateau entre 1695 et 1702. Après ces voyages, il devient professeur de mathématiques à Londres. Jones publie Synopsis Palmariorum Pathesios 1706, aussi appeléA New Introduction to the Mathematics, un travail de synthèse qui inclut le théorème sur le calcul différentiel et les séries infinies.
C'est dans cet ouvrage, qu'il utilise le symbole \(\pi\), symbole qui sera adopté par Euler en 1748 dans son Introduction à l'Analyse infinitésimale. Barrow et Oughtred l'avait cependant utilisé avant lui pour désigner le périmètre d'un cercle. 
Williams Jones publie en 1711 des travaux sur le calcul différentiel et intégral qui diffusent et complètent ceux de Newton. Il remplit ainsi avec DITTON, le rôle joué par le marquis de L'HOPITAL sur le continent.
Il édite aussi les papiers du mathématicien John Collins, 25 ans après sa mort, dans l'ouvrage Commercium epistolicum.
Il devient un ami proche d'Isaac Newton et d'Edmund Halley. En 1712, il est nommé Fellow de la Royal Society, il en sera plus tard le vice-président. Son fils, également appelé William Jones, est un linguiste célèbre qui a découvert le groupe des langues indo-européennes. 

JORDAN Camille Marie Ennemond (1838-1922), France.

Camille Jordan est un mathématicien français associé à la théorie des groupes, à l’algèbre et à l’analyse.

Né à Lyon, Jordan fut élève à l'École polytechnique dans laquelle il entre major avec la note de 19,8 sur 20.
Il entre à l'École des mines et exerce sa profession d'ingénieur jusqu'en 1885. De 1873 à sa retraite, en 1912, il enseigna à l'École polytechnique et au collège de France (où il succède à LIOUVILLE). Il fut élu membre de l'Académie des sciences, en 1881.
Son oeuvre est considérable et traite de tous les domaines des mathématiques.
Ses travaux majeurs portent sur la théorie des groupes, l'algèbre linéaire, la théorie de l'intégration et l'étude des courbes.
Il sera le premier à prolonger la théorie de Galois et il défini la notion de groupe quotient. En 1872, il utilise pour la première fois la notation \(G/H\) pour désigner le quotient du groupe \(G\) par son sous-groupe \(H\).
Il définit aussi le produit scalaire à l'aide d'une forme bilinéaire symétrique définie positive.

Mathématiciens commençant par K

KELVIN, Lord (William Thomson) (1824-1907), Irlande.

Né à Belfast (Irlande), Kelvin étudia à l'Université écossaise de Glasgow et à Cambridge, puis fit deux voyages d'études à Paris (1839, 1845).

A son retour à Glasgow, il devint professeur de philosophie naturelle et garda ce poste jusqu'à sa mort. Il joua un rôle important dans la pose d'un cable télégraphique sous-marin entre l'Irlande et Terre-neuve (1857-1865).

KEPLER Johannes (Weil der Stadt 1571 - Ratisbonne 1630), Allemagne.

Johannes Kepler est un savant allemand, astronome et mathématicien, célèbre pour ses lois du mouvement planétaire.

Issu d'une famille modeste, son père est mercenaire, Kepler est un astronome célèbre pour avoir étudié et confirmé l'hypothèse héliocentrique (la Terre tourne autour du Soleil) de Nicolas Copernic. Il découvre que les planètes ne décrivent pas un cercle parfait autour du Soleil mais suivent des ellipses. Il a propose des relations mathématiques, les trois Lois de Kepler, qui régissent les mouvements des planètes sur leurs orbites. Il étudie les coniques, introduit le terme foyerest est le premier à parler de point à l'infini.
Il s'intéresse aussi aux polyèdres étoilés réguliers. 
KEPLER trouve les deux premiers, deux dodécaèdres (12 faces) étoilés réguliers dont les faces sont isométriques et les angles d'arêtes de leurs angles polyèdres mesurent tous 36°.
Par la suite POINSOT Louis (1777-1859) découvre en 1809 les deux derniers polyèdres croisés réguliers, un icosaèdre (20 faces) et un dodécaèdre. CAUCHY prouva qu'il n'en existe pas d'autres.
Notons que KEPLER utilisait le symbole Log. (pour logarithme) en 1624 dans Chilias logarithmorum. (Voir histoire des symboles mathématiques)

KHINTCHINE Alexandre Jakovlevitch (1894-1959), Russie.

Né à Kondrovo (Russie), Khintchine étudia les mathématiques à l'Université de Moscou.

A partir de 1918, il enseigna dans de nombreux collèges à Moscou et Ivanovo et, à partir de 1927, à l'Université de Moscou.

KHWARIZMI Mohammed Ibn musa AL ( khiva 788 - Bagdad 850), Perse.

Al-Khwarizmi est une figure centrale de l’histoire de l’algèbre et de la transmission des mathématiques arabes médiévales.

Originaire de la région du Kharezm dans l'ouest de l'Ouzbékistan actuel, AL KHWARIZMI Mohammed Ibn musa est mathématicien et astronome (c'est courant à l'époque). Il vit à Bagdad à l'époque de sa splendeur.
Il s'inspire des traductions des écrits grecs, des mathématiques indiennes, et est le premier à véritablement donner un algorithme (mot qui vient d'une latinisation de son nom) de résolution des équations de degré 2. Ne considérant pas les négatifs comme des nombres, il propose plusieurs modèles de résolution selon la forme de l'équation.
Ses méthodes sont purement algébriques mais, influencé par les Grecs, il complète toujours ses démonstrations d'une preuve géométrique. 
Son premier ouvrage, kitab al jabr w'al muqabalah (livre de la remise en place et de la simplification) donne son nom à l'algèbre.
Il pose le premier le problème de résolution des équations algébriques par radicaux. [Gueridon, p. 27]

KILLING Wilhelm Karl Joseph (1847-1923), Allemagne.

Né à Burbach (Allemagne), Killing fit ses études universitaires à Münster et à Berlin.

Il fut professeur au lycée de Brilon (1878-1882), au lycée de Braunsberg (1882-1892) et à l'Université de Münster (1892-1920).

KLEIN Felix (1849-1925), Allemagne.

Felix Klein est un mathématicien allemand connu pour le programme d’Erlangen et sa vision unificatrice de la géométrie.

Né à Dusseldorf, Klein fit ses études aux Universités de Bonn, Göttingen, Berlin et Paris. Il enseigna à l'Université d'Erlangen (1872-75), à l'École polytechnique de Munich (1875-80), à l'Université de Leipzig (1880--86) et finalement à Göttingen (1886-1913). Il était, depuis 1872, l'éditeur de Mathematische Annalen et fonda, en 1895, la grande Enzyclopiidie der mathematischen Wissensschaften.

KOCH Helge VON 1870 - 1924, Suède.

Helge von Koch est un mathématicien suédois connu pour la courbe de Koch, exemple classique de courbe fractale.

Le mathématicien suédois Helge VON KOCH reste connu car il donne en 1906 un exemple de courpe fermée non différentiable de périmètre infini - en fait, la distance entre deux points quelconques sur la courbe est infinie - et qui englobe un domaine borné donc d'aire finie. Son nom reste bien sur attaché à la courbe dite courbe de von Koch 
Cette courbe est construite comme limite uniforme d'une suite (Cn) de lignes brisées définies par récurrence de la manière suivante :

1°) \(C_1\) est un triangle équilatéral ;
2°) La courbe \(C_2\) est obtenue en remplaçant le tiers central \(l\) de chaque côté de \(C_1\) par les deux autres côtés du triangle équilatéral extérieur à \(C_1\) et dont \(l\) est le premier côté; 
3°) d'une manière générale, le passage de \(C_n\) à \(C_{n+1}\) s'obtient en effectuant cette dernière opération sur chacun des segments qui composent \(C_n\) cette courbe à la forme d'un flocon

KODAIRA Kunihiko (Tokyo 1915 - 1997), Japon.

Après des études qu'il termine en 1941 et six ans d'enseignement à l'université de Tokyo, le mathématicien japonais Kunihiko KODAIRA (prononcer Kodaïra) part travailler en 1949 à Princeton aux Etats-Unis.

En 1967, il reprend l'enseignement dans son université d'origine. Ses travaux, qui portent sur les géométries algébriques et différentielles et sur l'étude des variétés différentielles complexes, lui valent, en 1954, la médaille Fields.

KOEBE Paul (1882-1945), Allemagne.

Koebe Paul est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

Koebe fut élève de H. A. Schwarz à l'Université de Berlin et soutint sa thèse, en 1905. A partir de 1926, il fut professeur de mathématiques et directeur du séminaire de mathématiques de l'Université de Leipzig.

KOLMOGOROV Andreï Nikolaïevitch (Tambov 1903 - Moscou 1987), Russie.

Andreï Kolmogorov est l’un des grands mathématiciens du XXe siècle, fondateur de l’axiomatisation moderne des probabilités.

Le mathématicien russe Andreï KOLMOGOROV entre à dix-sept ans à l'uniiversité de Moscou. Il y obtient, en 1925, un poste de chercheur associé, il y est nommé professeur en 1931 et devient deux ans plus tard directeur de l'institut de mathématiques. Outre son œuvre de chercheur, KOLMOGOROV s'intéresse à l'apprentissage des mathématiques et c'est à son instigation que de nouveaux programmes sont proposés aux écoliers soviétiques.
Les travaux de KOLMOGOROV touchent de nombreux domaines des mathématiques, mais c'est en théorie des probabilités que son apport est fondamental. Dans les années 1920, Andreï KOLMOGOROV développe une étude sur la théorie des ensembles, ce qui l'amène à proposer une axiomatisation de la notion de probabilité à l'aide de la théorie de la mesure. Dans les années 1930, il définit les processus stochastiques et travaille sur les processus de Markov et les processus stationnnaires dans ses traités Théorie générale de la mesure et théorie des probabilités (1929), Grunèlbegriffe der Wahrscheinlichkeitsrechnung (1933). 
En topologie, il définit, indépendamment du mathématicien anglais ALEXANDER James Waddell (1888-1971), l'opérateur l\'opérateur nabla \(\nabla\). 
Par la suite, il se tourne vers la théorie de l'information et s'intéresse au treizième problème de Hilbert.

KONIGSBERGER Leo (1837-1921), Allemagne.

Né à Posen (Allemagne), Kônigsberger étudia la physique et les mathématiques à l'Université de Berlin, où Weierstrass fut son professeur.

Diplômé en 1860, il enseigna à l'Université de Greifswald (1864-69), à l'Université de Heidelberg (1869-75), à l'École polytechnique de Dresde (1875-77) et à l'Université de Vienne. Il retourna à Heidelberg, en 1884.

KOVALEVSKI Sophie Vassilievna ou Sofia KOVALEVSKAYA (Moscou 1850 - Stockholm 1891), Russie.

Sophie Kovalevski est une mathématicienne russe majeure, connue pour ses travaux en analyse, équations différentielles et mécanique.

Mathématicienne et romancière, Sophie KOVALEVSKI ( ou Sofia KOVALEVSKAYA en russe) naît dans une famille aristocratique, on dit même qu'elle descend de l'ancien roi de Hongrie Matthias Corvin. Ses aptitudes avérées en mathématiques lui permettent de suivre des cours à l'académie navale de Saint Pétersbourg. Elle épouse en 1868 le paléontolologue Vladimir KOVALEVSKI et le couple s'installe à Heidelberg, où Sophie suit les cours de HELMHOLTZ, DU BOIS REYMOND et KIRCHOFF. 
La famille KOVALEVSKI arrive à Berlin en 1871, mais Sophie n'est pas autorisée à suivre des cours à l'université. C'est alors le célèbre WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897) qui lui donne des leçons particulières, ce qui lui permet de passer son doctorat en 1874 à Gottingen. A la mort de son mari en 1883, Sophie s'installe à Stockholm. Elle donne quelques conférences à l'université et y obtient un poste de professeur en 1889, alors que sa renommée est faite. 
Les travaux de Sophie KOVALEVSKI portent sur les équations différentielles aux dérivées partielles et leurs applications en mécanique. Grace à son article sur la rotation des corps, elle est primée en 1888 par l'Académie des sciences de Paris, et le prix est même doublé.
Sophie KOVALEVSKI partage son temps entre les sciences et la littérature. Elle écrit plusieurs romans, en particulier Vera Vorontsov qui décrit la vie en Russie.
Son nom reste associé à un théorème, le théorème de CAUCHY-KOVALESKI qui traite de l'existence de solutions d'une équation aux dérivées partielles. Notons que le mathématicien français Augustin-Louis CAUCHY (1789-1857) propose un cas particulier de ce théorème, et que KOVALEVSKI Sophie le généralise.

KRAMP (Strasbourg 1760 - Strasbourg 1826), France.

Christian Kramp est un mathématicien alsacien dont le père était professeur au lycée de Strasbourg.

Kramp étudia la médecine. 
En 1795 la France annexa la Rhénanie dans laquelle Kramp exerçait, il devint alors professeur à Cologne (cette ville étant française de 1794 à 1815), enseignant les mathématiques, la chimie et la physique. Kramp fut nommé professeur de mathématiques dans sa ville natale de Strasbourg, en 1809.Il est alors à la section de géométrie de l'Académie des sciences en 1817. 
Ses travaux portent sur la fonction factorielle généralisée qui s'applique aux nombres qui ne sont pas des entiers (travaux aussi réalisés par Louis François Antoine Arbogast). Il fut le premier à utiliser la notation n! (voir histoire des symboles mathématiques)

KRONECKER Leopold (1823-1891), Allemagne.

Leopold Kronecker est un mathématicien allemand associé à l’arithmétique, l’algèbre et une conception constructiviste des mathématiques.

Né à Liegnitz (Allemagne), Kronecker est tout d'abord l'élève de Ernst KUMMER (1810-1893) avant de partir étudier à l'université de Berlin sous la direction de JACOBI, STEINER et DIRICHLET.
Il part ensuite pour l'université de Bonn où il retrouve Ernst KUMMER puis à Breslau. Il passe son doctorat, en 1845, à l'Université de Berlin. De 1845 à 1855, Kronecker dirigea une exploitation familiale, puis revint à Berlin, financièrement indépendant. En 1861, il fut nommé membre de l'Académie des sciences et put donner des cours à l'Université avec WEIERSTRASS et KUMMER. 
En 1883, il succéde à KUMMER dans la chaire de mathématiques. A partir de 1880, il édite le Journal für die reine und angewandte Mathematik.
Ses travaux portent sur la théorie des équations, les fonctions elliptiques et la théorie algébrique des nombres. KRONECKER est l'un des premiers à comprendre les travaux de GALOIS (1811-1832) et il propose en 1870, la première définition axiomatique d'un groupe commutatif fini (WEBER généralisera le concept en 1893). En 1882, il introduit une notion proche de celle d'idéal qu'il nomme système modulaire.
Si KRONECKER est considéré comme l'un des grands mathématiciens du 19ème, on lui reproche souvent sa farouche opposition aux idées révolutionnaires de CANTOR sur les ensembles infinis. 
Son nom reste associé au symbole dit de KRONECKER, \(\delta_{ij}\) qui vaut \(1\) si \(i=j\), et \(0\) sinon.

KRULL Wolfgang (1899-1970), Allemagne.

Né à Baden-Baden, Krull passa son doctorat, en 1921, à l'Université de Freiburg.

De 1922 à 1928, il enseigna à cette même université. En 1928, il fut nommé professeur à l'Université d'Erlangen et, en 1938, à Bonn.
Ses travaux portent sur l'algèbre qu'il fonde sur les notion de structure (groupe, anneaux, ideaux, modules..) aux côtés de ARTIN Emil (1898-1962) et NOETHER Emmy (1882-1935).
Il développe la théorie des groupe opérant sur un ensemble, parallèlement à Otto SCHMIDT (1891 - 1956), en se consacrant uniquement aux groupes abéliens (commutatifs).

KUMMER Ernst Eduard (1810-1893), Allemagne.

Ernst Kummer est un mathématicien allemand lié à la théorie des nombres algébriques et aux idéaux.

Né à Sorau (Allemagne), Kummer fit ses études à l'Université de Halle (1828-31), puis enseigna, de 1832 à 1842, au lycée de Liegnitz, où Kronecker fut son élève, et à l'Université de Breslau. Il succéda, en 1855, à Dirichlet à Berlin et fonda avec Weierstrass, en 1861, le premier séminaire allemand de mathématiques pures. Il était membre de l'Académie de Berlin, depuis 1855. 
Ses travaux portent sur la théorie des nombres et la géométrie.
Il tente vainement de démontrer le théorème de FERMAT Pierre de (1601-1665), mais ses travaux le poussent à introduire des notions nouvelles comme les nombres idéaux, qui inspireront DEDEKIND pour définir les idéaux.
C'est KUMMER qui introduit les nombres algébriques.

Mathématiciens commençant par L

LA VALLÉE-POUSSIN Charles Jean DE (Louvain 1866 - Boitsfort 1962), Belgique.

De la Vallée-Poussin fit ses études à l'Université de Louvain (Belgique), sa ville natale.

Il y fut également professeur, à l'exception des années 1914-18, où il enseigna à la Sorbonne et au Collège de France. En 1945, il fut élu membre étranger de l'Académie des sciences de Paris.
Il est célèbre pour avoir démontré, indépendamment de HADAMARD Jacques (1865-1963), en 1896, le théorème des nombres premiers.
Il travaille aussi sur la fonction zêta de Riemann (1826-1866), les fonctions trigonométriques, les approximations de fonctions et la physique mathématique.

LAGRANGE Joseph Louis (1736-1813), France.

Joseph-Louis Lagrange est l’une des grandes figures de l’analyse et de la mécanique analytique du XVIIIe siècle.

Né à Turin, d'un père d'origine française, Giuseppe Lodovico LAGRANGIA est la cadet d'une fammille de 11 enfants.
Il découvre un mémoire de l'astronome anglais Edmond HALLEY et se passionne dès lors pour l'astronomie.
A 19 ans, il est nommé, en 1755, professeur à l'École d'Artillerie de Turin. Il fonda avec des amis une société scientifique. 
Il publie très jeune et entretient une correspondance avec l'autre géant du 18ème siècle, EULER Leonhard (Bâle 1707 - Saint-Pétersbourg 1783). En 1664, il remporte le prix de l'académie des sciences de Turin. En 1766, il accepta la direction de la section mathématique de l'Académie de Berlin que lui propose Frédéric le Grand (qui le considère comme le plus grand mathématicien de l'époque).
En 1787, Lagrange quitta Berlin pour Paris, où il devint pensionnaire de l'Académie des sciences. Il était membre de la Commission des poids et mesures et du Bureau des longitudes dès sa formation en 1795. Il enseigna les mathématiques à l'École normale de l'an III et à l'École polytechnique' (1794-99).
Lagrange est considéré avec EULER comme le fondateur de calcul des variations. Ses travaux portent aussi sur la mécanique, la théorie des nombres et les équations algébriques (où il est le précurseur d'ABEL et de GALOIS)
Les notations f '(x) pour la dérivée première, f ''(x) pour la dérivée seconde, etc., sont introduites par Joseph Louis Lagrange (1736-1813). En 1797 dans Théorie des fonctions analytiques il utilise f'x et f''x.
Mais dans Nouvelle méthode pour résoudre les équations littérales par le moyen des séries (1770) il utilise la notation Ψ'. [Cajo]
Pour plus d'informations, voir la page sur l'histoire des symboles mathématiques.

LAGUERRE Edmond Nicolas (1834-1886), France.

Né à Bar-le-Duc, Laguerre, ancien élève de l'École polytechnique, fut officier d'artillerie jusqu'en 1864.

Il retourna alors à Paris et à l'École polytechnique pour y enseigner jusqu'à la fin de sa vie. En 1883, il accepta la chaire de physique mathématique au collège de France. 
On lui doit des études des fonctions définies par une intégrale et de leur décomposition en fractions continues. Son nom est attaché aux polynômes orthogonaux, les polynômes de LAGUERRE.

LAMBERT Johann Heinrich (1728-1777), Suisse.

Né à Mulhouse (alors que celle-ci en encore suisse), Lambert est issu d'une fammile modeste (son père est tailleur).

Il dut quitter l'école à l'âge de douze ans et s'instruisit lui-même. Après avoir fait divers métiers, il fut, de 1748 à 1758, précepteur dans une famille noble de Coire (Suisse). Pendant ce séjour il devint membre de la Société scientifique (Suisse). Au début des années 1760, il devait organiser la nouvelle Académie bavaroise des sciences, mais, en 1762 déjà, il quitta Munich pour Berlin. En 1765, il fut nommé membre de l'Académie de Berlin.
Il est considéré comme l'un des précurseurs de la géométrie non euclidienne. 
Il travaille sur les fractions continues et, poursuivant les travaux de son ami EULER, il démontre que si \(x\) est un rationnel non nul, \(\exp(x)\) et \(\tan x\) sont irrationnels. En particulier, avec l'égalité \(\tan(\pi/4)=1\), il déduit l'irrationalité de \(\pi\).
Il propose la première étude des fonctions hyperboliques.
Son nom reste attaché au quadrilatère de Lambert, quadrilatère ayant trois angles droits et le quatrième obtus.

LAMÉ Gabriel (1795-1870), France.

Né à Tours, Lamé fut étudiant à l'École polytechnique et à l'École des mines.

Il passa ensuite douze ans à Saint-Pétersbourg, actif comme enseignant et comme ingénieur. Il détint la chaire de physique à l'École polytechnique (1832-44), fut examinateur (1844-51), puis professeur de l'Université de Paris. Devenu sourd, il prit sa retraite en 1862. Il était membre de l'Académie des sciences. .

LANDAU Edmund Georg Hermann (1877-1938), Allemagne.

Landau fit ses études à Berlin, sa ville natale, y soutint une thèse, en 1899, et se destina à l'enseignement.

A partir de 1909 il fut professeur à Göttingen jusqu'à ce qu'en 1933 le régime national-socialiste (Nazi) le forçât d'abandonner sa chaire. Landau était membre de nombreuses académies.
Ses travaux portent sur les séries de DIRICHLET, la théorie analytique des nombres et sur les fonction de variables complexes, en particulier la fonction zêta de Riemann.
Son nom est attaché à ce que l'on nomme la notation de LANDAU o.

LANDEN John (1719-1790), Angleterre.

Né à Peakirk (Angleterre), Landen se fit arpenteur et, de 1762 à 1788, il fut gérant de la propriété d'un comte Fitzwilliam.

Il s'occupa de mathématiques pendant ses loisirs. Il était membre de la Royal Society à partir de 1766.

LAPLACE Pierre Simon, marquis de (1749-1827)

Pierre-Simon de Laplace est un mathématicien, astronome et probabiliste français majeur, actif en mécanique céleste et en probabilités.

LAPLACE Pierre Simon, marquis de (1749-1827), France.
Né à Beaumont-en-Auge, filsde cultivateur, Laplace s'initia aux mathématiques à l'École militaire de cette petite ville. Il y commença son enseignement. En 1784, il devint examinateur du corps de l'artillerie et fut élu, en 1773, à!' Académie des scie.nces. A la Révolution, il participa à l'organisation de l'École polytechnique et de l'École normale et fut membre de l'Institut dès sa création. Bonaparte lui confia le ministère de l'Intérieur, mais seulement pour six semaines.
Ses travaux sur la théorie de la gravitation ont un impact considérable. Il étudie la perturbation de l'orbite des planètes et reste célèbre pour son hypothèse de l'origine de l'univers, issu d'une nébuleuse primitive. 
Cet intérêt pour la physique le pousse à s'intéresser aux équations diférentielles et à celles aux dérivées partielles. Pour cela, il introduit des notions primitives du calcul matriciel. Il propose une méthode de calcul d'un déterminant qui porte son nom. Ce développement de LAPLACE est la méthode classique de développement d'un déterminant selon une ligne ou une colonne.
Dès 1774, il travaille sur la théorie des probabilité. Il utilise les densités continues et obtient la première formule \(\displaystyle \int_{\mathbb R} \exp(-t^2)\,dt=\sqrt{\pi}\).

LAURENT Pierre Alphonse (1813-1854), France.

Né à Paris, Laurent fut élève à l'École polytechnique et à l'École d'application à Metz.

En tant qu'ingénieur, il participa à une expédition en Algérie, dirigea les travaux hydrauliques lors de l'agrandissement du port du Havre et se joignit, à Paris, au comité des fortifications. 
Il étudie les fonctions de variable complexe et leur développement en séries entières indexées sur l\'ensemble \(\mathbb Z\) des entiers relatifs.

LEBESGUE Henri (Beauvais 1875 - Paris 1941), France.

Henri Lebesgue est un mathématicien français connu pour la théorie de la mesure et l’intégrale qui porte son nom.

Henri Lebesgue est fils d'un ouvrier typographique qui meurt alors qu'Henri n'est encore qu'un enfant. Il fait de brillantes études et entre à l'École normale supérieure où il suit les cours d'Emile BOREL. Jusqu'à 1906, il est professeur à l'université de Rennes puis à Poitiers avant de rejoindre le Collège de France en 1912. En 1922 il entre à l'académie des sciences.
Ses travaux portent sur une nouvelle théorie de l'intégration qui généralise celle de RIEMANN, sur les fonctions de plusieurs variables et sur les séries de fonctions.
Dans sa thèse de 1901, Intégrale, longueur, aire, il améliore la théorie de la mesure de BOREL.
Sa nouvelle théorie de l'intégration permet grace au théorème de la convergence dominée, de se passer de la convergence uniforme au profit de la convergence simple.
Il montre en 1904, qu'une fonction bornée est intégrable au sens de Riemann si et seulement si l'ensemble de ses points de discontinuité est de mesure nulle. 
Il applique sa nouvelle théorie aux séries de Fourier et un lemme important liés aux séries de Fourier porte son nom (le Lemme de Riemann-Lebesgue).

LEFSCHETZ Solomon (1884-1972), américain d'origine russe.

Né à Moscou, Lefschetz a fait ses études à l'École centrale de Paris, puis, après un accident où il perdit les deux mains, il émigra aux États-Unis, où il perfectionna sa formation à Clark University.

Il enseigna à l'Université du Kansas jusqu'en 1925, à Princeton jusqu'en 1953. Ses premières recherches traient de la topologie en 1920. Il démontre en 1926 un théorème du point fixe.
C'est à lui que l'on doit l'utisation du mot topologie

LEGENDRE Adrien-Marie (1752-1833), France.

Adrien-Marie Legendre est un mathématicien français associé à la théorie des nombres, aux fonctions elliptiques et à la géométrie.

Né à Paris, Legendre, après des études au collège Mazarin, se consacra à la recherche scientifique. Il enseigna les mathématiques à l'École militaire de Paris (1775-1780). En 1783, il fut élu à l'Académie des sciences. Pendant l'année 1794, il fut à la tête de la Commission d'instruction publique. De 1799 à 1815, il fut examinateur à l'École polytechnique et, en 1813, il remplaça Lagrange au Bureau des longitudes.
Ses premiers travaux traitent de mécanique et dans l'un d'eux,il introduit la fonction qui porte son nom, la fonction de Legendre, définie comme solution d'une équation différentielle
Il travaille aussi sur les fonctions elliptiques. Il propose les trois formes réduites de sintégrales elliptiques.
Ses travaux les plus importants concernent la théorie des nombres. Il démontre en 1830 la loi de réciprocité quadratique.
Dans ses Eléménts de géométrie, il poursuit l'oeuvre d'EUCLIDE et démontre l'irrationalité de \(\pi^2\) et en déduit celle de \(\pi\). Le suisse LAMBERT Johann Heinrich (1728-1777) avait déjà démontré celle de \(\pi\) mais la démonstration de LEGENDRE est plus simple.
Il conjecture aussi la transcendance de \(\pi\).

Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.
le symbole \(\partial\) fut pour la première fois utilisé par Adrien-Marie LEGENDRE (1752-1833) en 1786 dans "Memoire sur la manière de distinguer les maxima des minima dans le Calcul des Variations. LEGENDRE abandonne cette notation par la suite (Voir histoire des symboles mathématiques).

LEIBNIZ Gottfried Wilhelm (1646-1716), Allemagne.

Gottfried Wilhelm Leibniz est un savant allemand, cofondateur du calcul différentiel et intégral et figure majeure de l’histoire des notations.

LE ROUX Jean-Marie (1863-1949), France

Le Roux Jean-Marie est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

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Né à Prat. Le Roux étudia aux Universités de Rennes et de Bordeaux. Il fut instituteur à Guincamp (1882-89), professeur de lycée à Brest (1889-1896) et à Montpellier (1896-98) avant de devenir professeur de mathématiques appliquées à l'Université de Rennes.

LEVI Eugenio Elia (1883-1917), Italie.

Levi Eugenio Elia est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

Né à Turin, E. E. Levi étudia à l'Université de Pise et y passa son doctorat, en 1904. A partir de 1909, il fut professeur de mathématiques à l'Université de Gênes. Il est tombé pendant la première guerre mondiale à Subido.

LEVI-CIVITA Tullio (1873-1941), Italie.

Né à Padoue, Levi-Civita fit ses études dans cette ville et y devint professeur, en 1897.

A partir de 1919, il enseigna à l'Université de Rome, mais fut obligé de prendre sa retraite en 1938, à cause des , lois raciales fascistes contre les juifs.

LEVY Paul (1886-1971), France.

Elève de l'École polytechnique et de l'École nationale supérieure des mines, P.

Lévy obtint son doctorat ès sciences, en 1912. Il enseigna à l'École polytechnique (1920-59) et à l'École des mines (1914-51). Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1964.

LEXELL Anders Johan (1740-1784), Suède.

Né à Âbo (alors en Suède), Lexell obtint un diplôme de l'Université d'Âbo, puis enseigna à l'École nautique d'Upsal.

En 1768, il accepta une invitation de l'Académie des sciences de Saintbourg. En 1771, il y fut nommé professeur d'astronomie et, en 1783, il succéda à Euler dans la chaire de mathématiques.

LHUILIER ou L'HUILIER Simon Antoine Jean (Genève 1750 - 1840), Suisse.

Le mathématicien suisse Simon LHUILIER devient professeur à l'université de Genève en 1795 après avoir été précepteur à Varsovie.


ses travaux portent sur la géométrie, les polygones et polyèdres. Il énonce les concept de limite lors d'un travail pour l'université de Berlin.
On lui doit en 1786 l'abréviation \(\lim\) pour désigner la limite ainsi que le terme série de Taylor. 
(Voir histoire des symboles mathématiques).

LIAPOUNOFF Alexandre Mikhailovitch (1857-1918), Russie.

Né à Yaroslavl (Russie), Liapounofi fit ses études sous Tchébichev à l'Université de Saintbourg.

De 1885 à 1901 il enseigna à l'Université de Kharkov. Elu membre de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, il s'y consacra entièrement à la recherche. Après un séjour d'un an à Odessa, Liapounofi se suicida après la mort de sa femme.

LIE Marius Sophus (1842-1899), Norvège.

Sophus Lie est un mathématicien norvégien connu pour les groupes et algèbres de Lie, fondamentaux en géométrie et en physique mathématique.

Né à Nordfjordeid (Norvège), Lie étudia à l'Université de Christiania. Il donna des leçons particuulières pour gagner sa vie, et passa avec Klein l'hiver 1869-70 à Berlin, l'été 1870 à Paris. En 1872, une chaire de mathématiques fut créée pour lui à Christiania et, en 1886, il succéda à Klein à Leipzig. En 1898, il retourna à l'Université de Christiania.

LINDEMANN Carl Louis Ferdinand (1852-1939), Allemagne.

Ferdinand von Lindemann est connu pour avoir démontré la transcendance de \(\pi\), ce qui règle l’impossibilité de la quadrature du cercle.

Né à Hanovre (Allemagne), Lindemann fit ses études à Göttingen, Erlangen et Münich et obtint, en 1873, un doctorat de l'Université d'Erlangen. Il enseigna aux Universités de Würzburg (1877), Freiburg (1877-83), Königsberg (1883-93) et Munich. Il était membre de l'Académie bavaroise des sciences. 
Ses travaux portent sur la théorie des nombres, la géométrie algébrique et la théorie des fonctions abéliennes.
Il reste célèbre pour avoir, en 1882, démontré la transcendance du nombre \(\pi\). C'est à dire que \(\pi\) n\'est racine d'aucune équations polynômiale à coefficients entiers.
Il montra d'abord que le nombre \(e\) à n\'importe quelle puissance algébrique non nulle est transcendant, et puisque \(e^{i\pi}=-1\) est algébrique , \(i\pi\), et par conséquent \(\pi\), doit être transcendant.
Ce résultant permet de mettre un terme au problème de la quadrature du cercle qui préoccupa les mathématiciens pendant plus de 2 500 ans.

LIONS Pierre-Louis (Grasse 1956), France.

Pierre-Louis Lions est un mathématicien français, médaille Fields 1994, connu pour ses travaux sur les équations aux dérivées partielles non linéaires.

LIOUVILLE Joseph (1809-1882), France.

Joseph Liouville est un mathématicien français important en analyse, théorie des nombres et mécanique.

Liouville est né à St.-Omer dans une famille lorraine. Ancien élève de l'École polytechnique et de l'École des ponts et chaussées, Liouville enseigna à l'École polytechnique (1831-51), au collège de France (1851-79) et à la Faculté des sciences de Paris (1857-74). Il était membre de l'Académie des sciences, dès 1839, et membre du Bureau des longitudes, dès 1840. Il fonda, en 1836, le Journal de mathématiques pures et appliquées plus connu sous le nom de journal de Liouville.
Il y publie de nombreux articles, soit sous son nom, soit sous celui de BESGUE.
Ses travaux abordent de nombreux domaines, géométrie, analyse et théorie des nombres et plusieurs théorèmes portent son nom.

LIPSCHITZ Rudolf Otto Sigismund (1832-1903), Allemagne.

Né près de Königsberg, Lipschitz fit ses études à cette université, puis à Berlin, comme élève de Dirichlet.

Il passa son doctorat, en 1853, à Berlin et enseigna ensuite aux Universités de Berlin (1857-62), de Breslau (1862-64) et de Bonn.

LISTING Johann Benedikt (1808-1882), Allemagne.

Listing Johann Benedikt est une figure citée dans l'histoire des mathématiques, avec des travaux ou repères associés aux développements de la discipline.

Listing fut étudiant de GAUSS (1777-1855) à Gottingen. A partir de 1847, il fut professeur de physique à l'Uniiversité de Gottingen. Il était membre de nombreuses sociétés scientifiques. 
Il est, avec MOBIUS (1790-1868), l'un des précurseurs de la topologie. C'est d'ailleurs lui qui introduit ce mot en 1847 mais il regrette de ne pouvoir utiliser le terme de géométrie de position, déjà utilisé par VON STAUDT pour désigner la géométrie projective.

LOBATSCHEVSKI Nikolaï Ivanovitch (1792-1856), Russie.

Nikolaï Lobatchevski est l’un des fondateurs de la géométrie non euclidienne.

Né à Nijni-Novgorod (Russie), Lobatschevski fit ses études à l'Université de Kazan (1807-11), où il enseigna et travailla toute sa vie durant. Recteur, de 1827 à 1846, il y fonda un observatoire.

LOWENHEIM Leopold (1878--1957), Allemagne.

Né à Krefeld (Allemagne), Lôwenheim étudia à l'Université de Berlin (1896-1900), puis enseigna au lycée de Berlin-Lichtenberg (1903-22).

 

LUCAS Edouard (Amien 1842 - Paris 1891), France.

Édouard Lucas est un mathématicien français connu pour ses travaux en théorie des nombres et pour les tours de Hanoï.

Il sort de l'École normale supérieure en 1864 pour être attaché à l'observatoire de Paris. Il enseigne ensuite au lycée Charlemagne et au lycée Saint-Louis.
Il est connu pour avoir résolu de nombreux problèmes ou jeux mathématiques (tour de Hanoï et puzzle de Lucas).
Il s'intéresse aux suite récurrentes linéaires et en particulier à la suite de Fibonacci.
En théorie des nombres, il donne en 1876 un critère qui permet de tester si certains nombres de Mersenne (de la forme \(2^p-1\), avec \(p\) premier) sont premiers ou non. Il démontre ainsi que \(2^{127}-1\) est un nombre premier. Ce test sera par la suite utilisé par nombres de chercheurs car il est facilement programmable sur ordinateur.

LÜROTH Jakob (1844-1910), Allemagne.

Né à Mannheim, Lüroth fit ses études universitaires à Heidelberg, Berlin et Giessen.

Il enseigna à l'Université de Heidelberg (1867-69), l'École polytechnique de Karlsruhe (1869-70), l'École polyytechnique de Munich (1880-83) et l'Université de Freiburg (1883-1910).

LUSIN Nikolai Nikolaievich (1883-1950), Russie.

Né à Tomsk (Russie), Lusin entra à l'Université de Moscou, en 1901, passa l'hiver et le printemps 1906 à Paris, puis retourna à Moscou pour obtenir, en 1910, son diplôme.

Il fut immédiatement nommé professeur-assistant, mais fut envoyé à Göttingen et à Paris pour compléter ses études. En 1914, Lusin commença son enseignenient à Moscou et beaucoup de ses étudiants devinrent des mathématiciens célèbres. Il était membre de l'Académie soviétique des sciences.

Sources et références utilisées

Les références ci-dessous reprennent le format bibliographique utilisé sur Math93 : auteur, titre, éditeur ou organisme, lieu, année, et date de consultation pour les ressources en ligne.

  • [Audi] : AUDIRAC J.-L., Vie et œuvre des grands mathématiciens, Magnard, Paris, 1990.
  • [Cajo] : CAJORI Florian, A History of Mathematical Notations, Open Court, Chicago, 1928-1929.
  • [Dieudo] : DIEUDONNÉ Jean, Abrégé d'histoire des mathématiques, Hermann Éditeurs, Paris, nouvelle édition 1986.
  • [Gour2] : GOURDON Xavier, Les maths en tête - Algèbre, Ellipses, Paris, 1994.
  • [Gueridon] : GUÉRIDON Jean, Guide d'histoire des mathématiques, Ellipses, Paris, 2002.
  • [HaSu] : HAUCHECORNE Bertrand, SURATTEAU Daniel, Des mathématiciens de A à Z, Ellipses, Paris, 1996.