Mathématiciens A-B : biographies et histoire des mathématiques
Cette page rassemble les notices alphabétiques de Math93 pour les mathématiciens de A à B. L'objectif est de proposer un index fiable, lisible et rapidement exploitable : dates, pays, idées mathématiques, anecdotes historiques, liens internes et références bibliographiques citées dans les notices.
Mathématiciens commençant par A
ABEL Niels Henrik (Finnöy 1802 - Christiana (Oslo) 1829), Norvège.
Mathématicien norvégien mort très jeune, Abel est une figure majeure de l'algèbre et de l'analyse, notamment pour ses travaux sur les équations algébriques et les fonctions elliptiques.
ACKERMANN Wilhelm (1896 - 1962), Allemagne.
Logicien allemand proche de l'école de Hilbert, Ackermann est surtout connu pour la fonction d'Ackermann, devenue un exemple classique de fonction calculable mais non primitive récursive.
ALEMBERT Jean Le Rond D' (Paris 1717 - Paris 1783), France.
Mathématicien, philosophe et encyclopédiste français, d'Alembert joue un rôle important en analyse, en mécanique et dans la diffusion des savoirs au siècle des Lumières.
AL-HASSAR Abu Bakr Autour du 12ème siècle, Maroc.
Mathématicien marocain du XIIe siècle, Al-Hassar appartient à la tradition savante arabo-musulmane et intervient notamment dans la transmission des méthodes de calcul.
AL-KASHI ou AL-KACHI (Kachan vers 1380 - Samarkand 1429), Perse.
Mathématicien et astronome perse, Al-Kashi est lié aux fractions décimales, au calcul de π et à la loi des cosinus, connue en France sous le nom de théorème d'Al-Kashi.
ALEXANDER James Waddell (1888-1971), Angleterre.
Topologue américain, James Waddell Alexander est associé aux débuts de la topologie algébrique et à l'étude des invariants des figures géométriques.
Né à Sea Bright (New Jersey). Il fut professeur, de 1928 à 1933, à l'Université de Princeton et, à partir de 1933, à l'Institute for advanced study à Princeton.
Il est l'un des fondateur de la théorie algébrique. Ses travaux portent principalement sur les propriétés topologiques des figures géométriques et à leur invariance par certaines transformations. Il propose alors des résultats importants sur les nombres de BETTI (du nom du mathématicien italien Enrico BETTI (Pistoie 1823 - Pise 1892) qui permettent de décrire la complexité d'une figure en dimension n.
AMPÈRE André-Marie (1775-1836)
Savant français à la frontière des mathématiques et de la physique, André-Marie Ampère a enseigné les mathématiques avant de marquer l'histoire de l'électromagnétisme.
Né à Lyon, y enseigna les mathématiques au début de sa carrière. En 1802, il devint professeur à l'école centrale de Bourg-en-Bresse, en 1803, répétiteur à l'École polytechnique, en 1824, professeur de physique expérimentale au Collège de France. Membre de l'Institut Impérial depuis 1814.
ANTOINE Louis-Auguste (1888-1971), France.
Mathématicien français, Louis-Antoine est connu pour ses travaux de topologie et pour son parcours exceptionnel après avoir perdu la vue pendant la Première Guerre mondiale.
Né à Mirecourt (Vosges), Antoine entra, en 1909, à l'École normale supérieure. Agrégé, en 1912, il enseigna au lycée de Dijon jusqu'à ce qu'en 1914, il fût mobilisé. Blessé au visage, il devint aveugle. Après la guerre, il adapta l'écriture Braille aux notations mathématiques et soutint une thèse, en 1921, l'Université de Strasbourg, où il enseigna. Puis Antoine devint professeur à la Faculté des sciences de Rennes (1923-1957). [In]
APOLLONIUS (Perge 262 - Alexandrie 190 env.), Grèce.
Géomètre grec de l'Antiquité, Apollonius est célèbre pour son traité sur les coniques, qui a durablement structuré l'étude des ellipses, paraboles et hyperboles.
On dit qu'Apollonius est né à Perga, petit ville grecque d'Asie mineure. On connaît peu de chose de sa vie. Il vécu à Alexandrie et a visité Pergame et Ephèse. Bien qu'astronome,Apollonius est célèbre pour son fameux traité en huit volumes sur les sections de coniques. les 4 premiers sont en grecs, les 3 suivant nous sont parvenus par des traductions arabes, et le dernier est perdu.
Il est surnommé : Le Grand Géomètre.
Ses travaux portent donc sur les coniques. Avant lui, on les définit par intersection d'un cône et d'un plan (d'où leur nom), plan qui est perpendiculaire à la directrice. Lui obtient toutes les coniques en considérant des cônes (simple et double) et en faisant varier la direction du plan d'intersection.
Ses travaux nous sont connus grâce aux références qu'en fait PAPPUS (4ème siècle après J.C.).
APPEL Kenneth (1932-2013), USA.
Mathématicien américain, Kenneth Appel est célèbre pour la démonstration du théorème des quatre couleurs avec Wolfgang Haken, première grande preuve reposant fortement sur l'ordinateur.
APPELL Paul Emile (1855-1930), France.
Mathématicien français, Paul Appell a travaillé en analyse et en mécanique, dans le cercle scientifique de la fin du XIXe siècle autour de Poincaré et de la Sorbonne.
Alsacien, il s'inscrivit à l'Université de Nancy et se fit naturaliser français en 1872. Ancien élève de l'École normale supérieure, ami de Poincaré, il enseigna la mécanique à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des Sciences en 1892.
ARBOGAST Louis François Antoine (Mutzig, Alsace 1759 - Strasbourg 1803), France.
Mathématicien alsacien, Arbogast participe à l'histoire du calcul et des notations différentielles, notamment autour des fonctions et des dérivées.
ARBOGAST est un mathématicien français qui fut professeur de mathématiques au collège de Colmar et pris part à une compétition mathématique lancée par l'Académie de Saint-Pétersbourg.
Cela lui apporta la célébrité et une place importante dans l'histoire du développement du calcul. Il prolonge les travaux d'EULER concernant les fonctions arbitraires introduites par intégration, prétendant que non seulement les fonctions pouvaient être discontinues dans le sens limité d'Euler, mais discontinues dans un sens plus général qu'il définit comme permettant à des fonctions d'être des portions de différentes courbes.
Sa notion de fonction discontinue devint importante dans l'approche analytique plus rigoureuse de Cauchy.
En plus de son poste de mathématiques, il était professeur de physique au Collège Royal de Strasbourg. En 1794 il devint Professeur de Calcul a l'École Centrale (qui allait bientôt devenir l'École polytechnique) mais il enseigna à l'École Préparatoire.
On lui doit le concept général de factorielle en tant que produit d'un nombre fini de termes en progression arithmétique et une notation de calcul des dérivées, Dxy.
ARCHIMÈDE (Syracuse env. 287 av. JC - 212 av. J.-C.), Grèce.
Archimède est l'une des plus grandes figures des mathématiques grecques : géométrie, mesure des aires et volumes, mécanique et méthodes d'approximation portent son empreinte.
ARGAND Jean-Robert (Genève 1768 - Paris 1822), Suisse.
Jean-Robert Argand est associé à la représentation géométrique des nombres complexes dans le plan, devenue un outil fondamental en analyse et en algèbre.
Lire la biographie complète sur Math93
Il introduit en 1806 la représentation plane des nombres complexes - faite avant lui par Wessel (1745 - 1818).
On lui doit le terme module d'un nombre complexe.
[...]
ARTIN Emil (1898-1962), Autriche.
Algébriste majeur du XXe siècle, Emil Artin a contribué à la théorie des nombres, à l'algèbre abstraite et à la théorie des corps.
Né à Vienne, Artin fit ses études aux universités de Vienne, Leipzig et Gôttingen et fut professeur à l'Université de Hambourg. De 1937 à 1958, il vécut aux États-Unis et enseigna à l'Université de Notre-Dame, à l'Université d'Indiana et à Princeton. Il retourna ensuite à Hambourg.
ARZELÀ Cesare (1847-1912), Italie.
Mathématicien italien, Cesare Arzelà est lié à l'analyse réelle et au théorème d'Arzelà-Ascoli, fondamental pour les familles de fonctions.
Né à S. Stefano di Magna (Italie), Arzelà étudia les mathématiques et la physique à l'Université de Pise et les enseigna, de 1870 à 1878, aux lycées de Macerata, Sienne, Savone, Côme et Florence. Il fut ensuite professeur aux Universités de Palerme (1878-80) et de Bologne.
ASCOLI Giulio (1843-1896), Italie.
Mathématicien italien, Giulio Ascoli a travaillé en analyse et son nom reste associé, avec Arzelà, à un résultat classique de compacité fonctionnelle.
Ascoli est né à Trieste, en Italie. A partir de 1874, il fut professeur de mathématiques à l'Institut technique de Milan, et, à partir de 1879, professeur à l'École polytechnique.
AURILLAC Gerbert D' ou SYLVESTRE II (Auvergne, vers 938 – Rome, 12 mai 1003), France.
Gerbert d'Aurillac, devenu pape sous le nom de Sylvestre II, est une figure importante de la transmission des savoirs scientifiques et numériques au Moyen Âge.
Mathématiciens commençant par B
BABBAGE Charles (1792-1871), Angleterre.
Mathématicien et inventeur britannique, Charles Babbage est célèbre pour ses machines à calculer, souvent présentées comme des ancêtres conceptuels de l'ordinateur.
Né à Teignmouth, en Angleterre, Babbage étudia à l'Université de Cambridge et y fut élu professeur, en 1827. Il garda sa chaire pendant douze ans sans jamais enseigner. Très actif, il fonda, en 1820, l'Astronomical Society, en 1831, la British Association et, en 1834, la Statistical Society of London. Babbage était membre de la Royal Society depuis 1816.
BACHET de Méziriac, Claude Gaspar (1581-1638), France.
Claude-Gaspar Bachet de Méziriac est un mathématicien français connu pour ses travaux d'arithmétique récréative et pour son édition de Diophante.
Né à Bourg-en-Bresse dans une famille noble, Bachet fut éduqué par les Jésuites. Il fit probablement des études supérieures à Padoue et enseigna peut-être dans des écoles jésuites de Côme ou de Milan. Il passa quelques années à Rome et à Paris, où il fut élu, en 1635, membre de l'Académie française nouvellement fondée.
BAIRE René Louis (1874-1932), France.
René Baire est une figure de l'analyse française ; son nom est attaché au théorème de Baire et à la classification des fonctions.
Né à Paris, R. Baire fut élève de l'École normale supérieure et commença une carrière d'enseignant aux lycées de Troyes, Bar-le-Duc et Nancy. En 1902, il enseigne à l'Université de Montpellier et en 1905, à Dijon; mais malade depuis l'adolescence, il dut, en 1914, renoncer à toute recherche et à tout enseignement. Il se retira au bord du lac Léman et mourut à Chambéry.
Ses travaux concernent les nombres irrationnels et les fonctions de variables réels. Il introduit la théorie de CANTOR dans ces domaines et parvient en 1899 à énoncer et démontrer le théorème qui porte son nom (théorème de Baire). Notons toutefois que le mathématicien américain OSGOOD William Fogg (1864-1943) démontre parallèlement ce théorème en 1898.
BAKER Alan (Londres 1939), Angleterre.
Alan Baker est un spécialiste de théorie des nombres, connu pour ses résultats sur les nombres transcendants et récompensé par la médaille Fields.
Professeur à Cambridge, ce mathématicien se spécialise dans l'étude des nombres transcendants dont il donne de nombreux exemples.
Il prouve que si a0, a1, a2, ..., an et b1, b2, .., bn sont des nombres algébriques non nuls, alors le nombre ea0.a1b1...anbn est transcendant.
Il démontre en 1966 la conjecture de Gelfond : si a0, a1, a2, ..., an et b1, b2, .., bn sont des nombres algébriques non nuls tels que ln(a1),..ln(an) soit linéairement indépendants sur le corps des rationnels, alors la sommes b1.ln(a1)+..+bn.ln(an) est non nulle.
BAKER obtient la médaille Fields en 1970.
BANACH Stefan (1892-1945), Pologne.
Stefan Banach est l'un des fondateurs de l'analyse fonctionnelle moderne ; son nom est attaché aux espaces de Banach et à de nombreux résultats d'analyse.
Né à Cracovie, en Pologne, on ne sait rien de sa petite enfance. Abandonné à sa naissance, on ignore le nom de sa mère et d'après le mathématicien Steinhaus, son père s'appellerait Greczec. Le nom de Banach viendrait de celui d'une servante de la famille ou d'une blanchisseuse.
Banach fit des études à l'Institut polytechnique de Lvov (Ukraine), et y devint professeur, en 1927. Il fut élu membre correspondant de l'Académie polonaise des sciences et des arts (1924) et membre de l'Académie ukrainienne des sciences (1941). Lorsque la ville est occupée par les allemands en 1941, on le place à l'institut bactériologique, à la culture des poux ! la guerre terminée, il trouve un poste à l'université de Cracovie et y meurt d'un cancer du poumon avant d'entre en fonction.
Il est un des fondateurs de l'analyse fonctionnelle. Il introduit en 1920 la notion d'espace vectoriel normé ainsi que la notion d'opérateurs continus (c'est à dire une application entre deux espaces topologiques). [HaSu]
BARROW Isaac (1630-1677), Angleterre.
Isaac Barrow, professeur à Cambridge avant Newton, joue un rôle dans la préhistoire du calcul différentiel et intégral.
Né à Londres, Barrow fut éduqué au collège de la Trinité à Cambridge. Après avoir fait de longs voyages en' Europe, il se fit ordonner ministre anglican et détint plusieurs postes d'enseignant. En 1663, il devint professeur de mathématiques à l'Université de Cambridge et, cinq ans plus tard, il démissionna en faveur de Newton. Barrow devint chapelain royal à Londres, en 1669, mais quatre ans plus tard, il revint à Cambridge comme maître du collège de la Trinité. Il était membre de la Royal Society depuis 1662.
Doué de talents multiples, il est considéré comme l'un des meilleurs mathématiciens de son époque, l'un des grands théologiens anglais et l'un des meilleurs hellénistes de son siècle.
Son oeuvre mathématique préfigure celle de Newton. Dans sa Méthodes des tangentes, il introduit le triangle différentiel qui préfigure une approche géométrique de la notion de dérivée. [HaSu]
BAYES Thomas (Londres 1702 - Tunbridge Wells 1761), Angleterre.
Thomas Bayes est associé au raisonnement probabiliste conditionnel et à la formule qui porte son nom, centrale dans les probabilités et les statistiques modernes.
BELL Eric Temple (Aberdeen 1993 - Watsonville, Californie 1960), USA.
Eric Temple Bell est à la fois mathématicien et historien vulgarisateur ; ses ouvrages ont contribué à populariser l'histoire des mathématiques.
Écossais d'origine, il émigre aux États-Unis en 1902 et étudie aux universités de Stanford et de Washington. C'est dans cette dernière qu' il enseigne de 1908 à 1926.
Ses travaux concernent la théorie des nombres et lui valent le prix Bôcher en 1921.
Le Maxime Bôcher Memorial Prize à Atlanta en Georgie. Décerné tous les 3 ans par la Société américaine de mathématiques (AMS), ce prix, qui est l’un des plus prestigieux pour des travaux en mathématiques, est la plus ancienne distinction décernée par l’AMS.
Le prix Maxime Bôcher met à l’honneur les publications qui se distinguent dans le champ de l’analyse des mathématiques.
Il se distingue aussi dans de brillants ouvrages traitant de l'histoire des mathématiques (Men of Mathematics en 1937 ou The development of Mathematics en 1940).
Il introduit le nombre de Bell dans ces ouvrages. [HaSu]
BELLAVITIS Giusto (1803-1880), Italie.
Giusto Bellavitis est un mathématicien italien lié à la géométrie, aux vecteurs et à la notion d'équipollence.
Né à Bassano, en Italie, Bellavitis travailla, de 1822 à 1843, pour la municipalité tout en s'intéressant, pendant ses loisirs, aux mathématiques. En 1840, il fut élu membre de l'Istituto Veneto et dans la suite, enseigna, d'abord au lycée de Vicenza, puis à l'Université de Padoue.
On lui doit des travaux en géométrie projective et il développa la notion d'équipollence. [HaSu] p27
En 1882, le mathématicien italien BELLAVITIS Giusto (1803-1880) introduit les vecteurs du plan. [Gueridon] p 106
BELTRAMI Eugenio (1835-1900), Italie.
Eugenio Beltrami est un mathématicien italien important pour la géométrie différentielle et l'interprétation des géométries non euclidiennes.
Né à Cremona, en Italie, Beltrami fit ses études universitaires à Pavie et à Milan. Il fut professeur aux Universités de Bologne (1862-64, 1866-73), de Pise (1864-66), de Rome (1873-76, 1891-99) et dePavie (1876-91). Il devint président de l'Académie des Lincei, en 1898.
BENDIXSON Ivar Otto (1861-1936), Suède.
Ivar Bendixson est un mathématicien suédois lié à l'analyse et aux systèmes dynamiques, notamment autour des équations différentielles.
Né à Stockholm, Bendixson fit ses études aux Universités de Stockholm et d'Upsal (1879-90) et enseigna les mathématiques à l'École polytechnique de Stockholm. Après avoir passé son doctorat, en 1907, à Upsal, il devint professeur à l'Université de Stockholm.
BERNOULLI Daniel (1700-1782), France.
Daniel Bernoulli appartient à la célèbre famille Bernoulli ; ses travaux touchent les probabilités, la physique mathématique et la mécanique des fluides.
Né à Groningue, aux Pays-bas, où son père Jean Bernoulli était professeur, D. Bernoulli, à partir de 1705, vécut à Bâle, à l'exception d'un séjour à Venise (1723-25) et d'un séjour de huit ans à Saint Pétersbourg (1725-33), où il travailla à l'Académie des sciences. De 1733 à 1776, il fut professeur, d'abord de botanique et d'anatomie, puis de physique à l'Université de Bâle.
Il partage en 1734, avec son père Jean BERNOUILLI, un prix de l'Académie des sciences pour un travail sur l'études des orbites de planètes. Ceci engendre un conflit entre les deux hommes et daniel est chassé de la maison paternelle.
Il est plus reconnu en tant que physicien que mathématicien.
BERNOULLI Jakob, francisé Jacques (Bâle 1657 - Bâle 1705), Suisse.
Jacques Bernoulli est une figure majeure du calcul infinitésimal naissant et des probabilités, notamment avec la loi des grands nombres.
BERNOULLI Johann francisé Jean (1667-1748), Suisse.
Jean Bernoulli est l'un des grands diffuseurs du calcul différentiel et intégral en Europe à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle.
BERNSTEIN Serge (1880-1968), Russie.
Serge Bernstein est associé à l'analyse, aux probabilités et aux polynômes qui portent son nom.
Né à Odessa (Russie), Bernstein fit ses études à Paris, où il fut étudiant d'E. Picard, et à Gôttingen. Il passa son doctorat, en 1913, à Kharkov. Il fut professeur à l'Institut d'instruction du peuple de Kharkov jusqu'en 1933, puis à l'École polytechnique et à l'Université de Léningrad (1933-41) et finalement à l'Université de Moscou.
BERTRAND Joseph Lois François (Paris 1882 - Paris 1900), France.
Joseph Bertrand est un mathématicien français du XIXe siècle, connu pour ses travaux d'analyse et pour le postulat de Bertrand sur les nombres premiers.
Très précoce, Joseph Bertrand suit dès l'âge de 11 ans les cours de préparation à l'école polytechnique. A 17 ans il obtient sa thèse de doctorat sur la théorie mathématique de l'électricité. Il entre en 1939 à l'École polytechnique puis étudie à l'école des mines.
Il se tourne alors rapidement vers sa véritable passion, les mathématiques. Il entre en 1856 à l'Académie des sciences dont il devient secrétaire perpétuel.
A partir de 1856 il enseigne à l'École polytechnique où il retrouve son beau-frère Charles Hermite. Il y rédige son fameux Traité d'analyse qui restera une référence pendant longtemps.
Il s'intéresse plus particulièrement au calcul différentiel et intégral. On lui doit des travaux sur les équations différentielles et la thermodynamique.
Son nom est attaché aux séries dites de Bertrand, à la conjecture de Bertrand (ou postulat de Bretrand) sur les nombres premiers.
BESSEL Friedrich Wilhelm (1784-1846), Westphalie.
Friedrich Bessel est un astronome et mathématicien dont le nom est attaché aux fonctions de Bessel, importantes en analyse et en physique mathématique.
Bessel est né à Minden, en Westphalie. La Westphalie (en allemand Westfalen) est une région historique d'Allemagne, comprise entre le Weser et le Rhin.
Bessel commença à travailler, dès 1799, comme commis chez un marchand à Brême. Attiré par la navigation maritime, il se mit à étudier la géographie et surtout l'astronomie. En 1806, il devint assistant dans un observatoire privé et en 1810, directeur du nouvel observatoire de Kônigsberg. Il y enseigna l'astronomie jusqu'à la fin de sa vie. Il était membre de l'Académie des Sciences de Berlin depuis 1812.
BETTI Enrico (1823-1892), Italie.
Enrico Betti est un mathématicien italien dont le nom apparaît en topologie avec les nombres de Betti, utilisés pour décrire la structure d'un espace.
Né à Pistoia, en Italie, Betti fit ses études à l'Université de Pise et fut professeur à cette même université. Il se battit dans la première guerre d'indépendance de l'Italie et fut élu membre du Parlement en 1862.
BEZOUT Etienne (1730-1783), France.
Étienne Bézout est connu pour ses travaux d'algèbre et pour le théorème de Bézout, très utilisé en arithmétique et en polynômes.
E. Bezout est né à Nemours. Dès 1758, il fit partie de l'Académie des sciences. En 1763, il devint enseignant et examinateur en mathématiques des futurs officiers des Gardes du pavillon, de la marine et du corps d'artillerie.
BHASKARA ou BHASKARACHARYA (1114 - 1185), Inde.
Bhaskara, ou Bhaskaracharya, est une grande figure des mathématiques indiennes médiévales, notamment en algèbre, astronomie et calcul.
En sanskrit, Bhaskara signifie faiseur de lumière et c'ets l'un des noms donnés au soleil dans la Mahabharata.
Fils d'astronome réputé, BHASKARA se spécialise dans les mathématiques et l'astronomie, s'intéressant plus particulièrement àr l'algèbre.
Il manipule les opérations sur les racines carrées et introduit les opérations avec l'infini, en particulier ∞ + n = ∞ et n/ 0 = ∞, qu'il justifie par des considérations théologiques.
En analyse combinatoire il connaît la formule générale pour ( np ). [Bourb] p 65
BlANCHI Luigi (1856-1928), Italie.
Luigi Bianchi est un géomètre italien important, associé à la géométrie différentielle et aux travaux de l'école italienne.
Né à Parme, Bianchi étudia sous Betti et Dini à l'Université de Pise, puis aux Universités de Münich et de Gôttingen. A son retour en Italie en 1881, Bianchi fut nommé professeur à l'École normale supérieure de Pise, plus tard directeur de cette école. A partir de 1886, il enseigna la géométrie à l'Université de Pise. Il était membre de nombreuses académies italiennes et étrangères.
Ses travaux portent sur la géométrie différentielle, c'est d'ailleurs lui qui donne ce nom à cette notion mathématique.
Il fut notamment un des professeurs du mathématicien italien Guido Fubini (1876-1943).
BINET Jacques Philippe Marie (1786-1856), France.
Jacques Binet est un mathématicien français lié à la mécanique, aux matrices et à plusieurs résultats d'analyse.
Né à Rennes, Binet fut admis, en 1804, à l'École polytechnique. Plus tard il y enseigna la mécanique. Destitué, en 1830, il put conserver la chaire d'astronomie au collège de France, qu'il avait obtenue en 1823. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1843, et fut son président en 1856.
Ses travaux portent sur la mécanique. Il apporte des résultats sur les équations différentielles linéaires à coefficient variables et il introduit en 1838 la fonction Bêta.
Il établit, sans le justifier correctement, l'expression du terme général du produit de deux matrices. [HaSu] p 39
BIRKHOFF George David (1884-1944), USA.
George David Birkhoff est une figure américaine des systèmes dynamiques, de la théorie ergodique et de la topologie.
Né dans le Michigan (USA), Birkhoff, après des études à Chicago et à Harvard, enseigna à l'Université du Wisconsin (1907-1909), à celle de Princeton (1909-12) et enfin à Harvard (dès 1912). En 1925, il fut président de l'American Mathematical Society et en 1937, de l'American Association for the Advancement of Science.
BLUMENTHAL, Ludwig Otto (1876-1944), Allemagne.
Ludwig Blumenthal est un mathématicien allemand, élève de Hilbert, lié à l'analyse complexe et aux espaces métriques.
Né à Francfort, Blumenthal fut étudiant de D. Hilbert à l'Université de G6ttingen. Après un court passage à Paris, il commença son enseignement à Gôttingen. A partir de 1905, il devint professeur de mathématiques à l'École polytechnique d'Aix-la-Chapelle. Il fut éditeur des Mathematische Annalen.
BÂCHER Maxime (1867-1918), USA
Maxime Bôcher est un mathématicien américain formé à Göttingen, dont le nom reste associé à un prix important de l'AMS.
.
Né à Boston (Massachusetts), Bôcher fit ses études à Harvard, puis à Gôttingen, où il fut l'élève de Felix Klein. En 1891, il retourna à Harvard et y devint professeur en 1904.
BOLYAI Jànos (1802-1860), Hongrie.
János Bolyai est l'un des créateurs de la géométrie non euclidienne, indépendamment de Lobatchevski.
Né à Kolozsvar, en Hongrie, fils d'un professeur de mathématiques et ancien condisciple de GAUSS (1777-1855). Son père, Farkas BOLYAI, enseigne les mathématiques et la physique - chimie. Son passe- temps est d'essayer de démontrer le postulat des parallèles d'EUCLIDE.
Bolyai choisit la carrrière militaire. Il étudie à Vienne de 1818 à 1822 et entre dans l'armée, où il excelle dans les duels.
En 1833, mis à la retraite comme semi-invalide (suite à des accès de fièvre trop fréquents) , il retourna d'abord chez son père, puis s'installa dans une propriété à Domald.
Il hérite de son père sa passion pour le cinquième axiome d'EUCLIDE et il cherche à le démontrer entre 1820 et 1823.
Bien sûr il échoue et en 1823, il étudie les conséquence du nouvel axiome : Par un point pris hors d'une droite, il passe au moins deux parallèles à cette droite. Il s'étonne de la cohérence du système obtenu et s'émerveille d'avoir découvert une nouvelle géométrie.
Bien que découragé par la réaction négative de GAUSS (1777-1855), il publie ses résultats en appendice de la réédition de l'ouvrage de son père Testamen, puis il renonce aux mathématiques.
Son oeuvre passe inaperçue, jusqu'aux travaux du mathématicien italien BELTRAMI (1835-1900), 8 ans après sa mort.
BOLZANO Bernard Placidus Johann Nepomuk (1781-1848)
Bernard Bolzano est une figure essentielle de l'analyse rigoureuse et de la réflexion sur l'infini au XIXe siècle.
Né à Prague, Bolzano fit des études de théologie et de mathématiques à l'Université de Prague. Il fut ordonné prêtre, en 1804, et fut appelé, en 1805, à la chaire de philosophie de la religion, qui venait d'être créée par l'Empereur d'Autriche. Il fut destitué en 1819 à cause de ses idées non-conformistes, ses ouvrages étant mis à l'index. Il était membre de la Kônigliche Bôhmische Gesellschaft der Wissenschaften depuis 1815.
Dans son premier ouvrage Rein analytischer Beweis... il démontre le théorème des valeurs intermédiaires sans utiliser l'évidence géométrique comme on le faisait alors.Il démontre plus tard qu'une fonction continue sur un segment [a;b] est bornée et atteint ses bornes.
En 1834, il donne le premier exemple d'une fonction continue sur IR et dérivable en aucun point mais il restera méconnu si bien que WEIERSTRASS pense donner le premier exemple de ce type en 1861.
BOLZANO s'intéresse aussi avant CANTOR aux ensembles infinis. Il démontre que IR, le segment [0;1] et le segment [0;2] ont le même cardinal ce qui défie l'entendement à l'époque.
BOMBELLI Rafaël ou Raphaele (près de Bologne, 1526-1572), Italie.
Rafael Bombelli est un algébriste italien de la Renaissance, célèbre pour son rôle dans l'histoire des nombres complexes.
BONNET Pierre Ossian (1819-1892), France.
Pierre-Ossian Bonnet est un mathématicien français lié à la géométrie différentielle et à l'étude des surfaces.
Né à Montpellier, élève de l'École polytechnique et de l'École des Ponts et Chaussées, Bonnet refusa une carrière d'ingénieur et se consacra à l'enseignement, à l'École polytechnique d'abord, puis à l'École normale supérieure et à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1862, et à partir de 1883, membre du Bureau des Longitudes.
BOOLE George (1815-1864), Angleterre
George Boole est le fondateur de l'algèbre booléenne, devenue essentielle en logique, informatique et théorie des circuits.
.
Né à Lincoln (Angleterre), Boole, autodidacte en mathématiques, commença à enseigner dès l'âge de 16 ans, créant, en 1835, sa propre école à Lincoln. A partir de 1849, il fut professeur au nouveau "Queen's College" à Cork (Irlande). Il fut élu membre de la Royal Society en 1857.
BOREL Emile Félix Edouard Justin (1871-1956), France.
Émile Borel est une grande figure de l'analyse, de la théorie de la mesure et des probabilités en France.
Né à Saint-Affrique dans l'Aveyron, E. Borel, ancien élève de l'École normale supérieure, enseigna à l'Université de Lille, à l'École normale supérieure, puis à la Sorbonne (à partir de 1909). Député (1924-36), il détint, en 1925, le ministère de la Marine. Il fonda le Centre National de la Recherche Scientifique et contribua à la planification de l'Institut Henri Poincaré, dont il fut le directeur de 1928 à sa mort. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1921. En raison de son opposition au régime de Vichy, il est emprisonné à la prison de Frenes en 1941. Libéré, il retourne dans le Rouergue et s'engage dans la résistance. Il obtient en 1955, la première médaille d'or du C.N.R.S.
Ses travaux traitent de la théorie de la mesure, l'étude des fonctions réelles, la sommation des séries et la théorie des probabilités.
il étudie et défini un ensemble de mesure nulle et ce que l'on nomme maintenant, un ensemble borélien. La tribu borélienne sur un espace topologique T est la plus petite σ-algèbre sur T contenant tous les ensembles ouverts. Les éléments de la tribu borélienne sont appelés des boréliens. C'est grâce à cette théorie qu'Henri LEBESGUE pourra introduire l'intégrale qui porte son nom.
BOUGUER Pierre (Le Croisic 1698 - Paris 1758), France.
Pierre Bouguer est un savant français, mathématicien, physicien et hydrographe, lié aussi à l'histoire de certaines notations d'inégalité.
BOUGUER est un mathématicien, physicien et hydrographe français. Son père, Jean, l'un des meilleurs hydrographes de son époque, était professeur au Croisic et auteur d'un traité de navigation.
En 1713, Pierre Bouguer est engagé pour succéder à son père.
En 1727, il obtient un prix de l'Académie des sciences pour sa présentation "Sur la meilleure manière de former et distribuer les mâts des bateaux" et deux autres prix pour "Sur la meilleure méthode pour observer l'altitude des étoiles en mer" et "Sur la meilleure méthode pour observer la variation de la boussole en mer".
Bouguer est devenu membre de la Royal Society le 25 janvier 1750.
En mathématiques, il est connu pour avoir le premier utilisé des symboles proches de ceux actuels, ≤ et ≥, pour désigner les relations inférieurs ou égal et supérieur ou égal ≤, ≥ (voir histoire des symboles)
BOUQUET Jean-Claude (1819-1885), France.
Jean-Claude Bouquet travaille avec Charles Briot sur les fonctions complexes et les équations différentielles.
Né à Morteau (Doubs), Bouquet, ancien élève de l'École normale supérieure, devint professeur au lycée de Marseille, puis à la Faculté des sciences de Lyon. A Paris depuis 1852, il enseigna au lycée Bonaparte, au lycée Louis-le-Grand, à l'École normale supérieure, à l'École polytechnique et à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1875.
Tous les travaux de BOUQUET sont faits en collaboration avec Charles BRIOT ( 1817 - 1882). Les deux hommes travaillent sur la théorie des fonctions de variables complexes et la recherche de solutions d'équations différentielles développables en séries entières; ils sont les premiers à étudier les singularités des solutions.
On leur doit l'introduction des termes fonction holomorphe et fonction méromorphe. [HaSu] p 51
BOURBAKI Nicolas (Besse-en-Chandesse 1935), France.
Nicolas Bourbaki désigne un collectif de mathématiciens français qui a profondément marqué l'écriture et l'organisation des mathématiques modernes.
BRIANCHON Charles-Julien (l783-1864), France.
Charles-Julien Brianchon est un géomètre français connu notamment pour le théorème de Brianchon en géométrie projective.
Né à Sèvres, Brianchon fut à l'École polytechnique (1804-1808) l'élève de Monge. Il fut lieutenant d'artillerie dans les armées napoléoniennes et fut nommé, en 1818, professeur à l'École d'artillerie de la Garde Royale.
BRIGGS Henry ( Warley-wood, Yorkshire 1561 - Oxford 1630), Angleterre.
Henry Briggs est un mathématicien anglais associé à la diffusion des logarithmes décimaux après les travaux de Napier.
BRIGGS entre au collège Saint John en 1572 et y poursuit toutes ses études. Il devient le premier professeur de géométrie de Graham House (Londres) de 1596 à 1619 puis enseigne l'astronomie à Oxford ensuite.
Il se passionne pour la découverte par NAPPIER des logarithmes et comprend immédiatement son importance dans le développement des grands calculs notamment en astronomie. Il se rend en Écosse à deux reprises et persuade NEPPER d'adopter la base 10. C'est alors lui qui publie en 1617, année de la mort de NAPPIER, la première table des logarithme avec 8 décimales. Une autre suit en 1624 avec 14 décimales pour les nombres de 1 à 20 000 et 90 000 à 100 000.
BRIGGS publie enfin une table à 15 décimales pour les fonction trigonométriques pour chaque centième de degré.
BRILL Alexander Wilhelm von (1842-1935), Allemagne.
Alexander von Brill est un mathématicien allemand lié à la géométrie algébrique et aux courbes algébriques.
Né à Darmstadt (Allemagne) Brill fit ses études à l'École polytechnique de Karlsruhe et à l'Univerrsité de Giessen. Il enseigna à l'Université de Giessen (1867-69), à l'École polytechnique de Darmsstadt (1869-75), à l'École polytechnique de Münich (1875-84) et à l'Université de Tübingen (188441919).
BRIOT Charles-Auguste (1817-1882), France.
Charles Briot est un mathématicien français, collaborateur de Bouquet, connu pour ses travaux sur les fonctions complexes.
Né à St.-Hippolyte, Briot, après ses études à l'École normale supérieure, se destina à l'enseignement. Il fut professeur au lycée d'Orléans et à l'Université de Lyon, puis à Paris, aux lycées Bonaparte et Saint-Louis et finalement à la Sorbonne et à l'École normale supérieure.
BRUN Vigo (1885 - 1978), Norvège.
Viggo Brun est un mathématicien norvégien lié à la théorie des nombres et au crible de Brun.
C'est le mathématicien norvégien Brun Vigo (1885 - 1978) qui introduit en 1919 la première étude théorique du crible d'Eratosthène, et en crée un raffinement appelé crible de Brun.
Un théorème sur les nombres premiers jumeaux porte aussi son nom, le théorème de Brun.
BROUNCKER William (1620-1684), Angleterre.
William Brouncker est associé aux fractions continues et à l'histoire du calcul de π au XVIIe siècle.
Né à Westminster, en Angleterre, Lord Brouncker obtint un doctorat en physique à l'Université d'Oxford (1647). Il détint plusieurs charges officielles dont celle de président de la Royal Society.
Les fractions continues (ou continuées) sont étudiées tout d'abord par BROUNCKER William (1620-1684) qui correspond avec WALLIS John (1616-1703, Angleterre) dès 1655, il lui expose une expression du nombre pi.
EULER Leonhard (1707 - 1783) développe une théorie générale de cette notion. [Dieudo] p 30
BROUWER Luitzen Egbertus Jan (1881-1966)
Luitzen Egbertus Jan Brouwer est une figure majeure de la topologie et du courant intuitionniste en fondements des mathématiques.
Né à Overschie, il fit toute sa carrière à l'Université d'Amsterdam, où il passa son doctorat en 1907 et enseigna de 1909 à 1951.
BURALI-FORTI Cesare (1861-1931), Italie.
Cesare Burali-Forti est connu pour le paradoxe qui porte son nom, important dans l'histoire de la théorie des ensembles.
Né à Arezzo (Italie), Burali-Forti fit ses études à l'Université de Pise. Il enseigna à l'École polytechnique d'Augusta (Sicile), à l'Académie militaire de Turin (1887-1931) et à l'École polyytechnique Sommeiller à Turin.
BURNSIDE William Snow(1852-1927), Angleterre.
William Burnside est un mathématicien britannique majeur en théorie des groupes finis.
Né à Londres, Burnside passa son doctorat en sciences à Dublin et fut professeur de mathématiques au collège naval à Greenwich. Il fut vice-président de la Mathematical Society à Londres et, à partir de 1893, membre de la Royal Society.
Ses travaux portent sur la théorie des groupes, surtout sur les groupes finis dont on vient, à la fin du 19ème siècle de poser les fondement théoriques.
En 1911 il conjecture qu'il n'existe pas de groupes simples non commutatifs d'ordre impair. Cela sera démontré en 1963 par John Thompson (Ottawa,Kansas (USA) 1932) et Walter Feit.
BUTEO Johannes ou Jean Buteo, Jean Borrel, (1492, Dauphiné - vers 1564-1572), France.
Jean Buteo, ou Jean Borrel, est un mathématicien français de la Renaissance lié à l'arithmétique, à la géométrie et aux éditions d'Euclide.
Le mathématicien français Jean BOREL est entré à l'Abbaye Saint-Antoine autour de 1508. Il y étudia les langues et les mathématiques.
Il pouvait lire Euclide en grec. En 1522 il se rend à Paris et étudie sous l'influence d'Oronce Finé. Il a commencé à publier des ouvrages seulement après soixante ans.
Ses travaux traitent de la géométrie et de l'arithmétique. Il est célèbre pour avoir réfuter ceux qui prétendaient avoir trouvé la solution de la quadrature du cercle dans son ouvrage Logistica ( Lyon, Guillaume Rouillé, 1559).
Dans ce traité, Il est aussi l'un des premier à utiliser les lettes capitales A, B, C,... pour désigner l'inconnue. . (⇒ symbolisme algébrique). [DaDaPe].
Dans De quadratura circuli libri duo, ubi multorum quadraturae confutantur, & abomnium impugnatione defenditur Archimedes. Ejusdem annotationum opuscula in errores Campani, Zamberti, Orontij, Peletarij, Jo. Penae interpretum Euclidis (Lyon, Guillaume Rouillé, 1559).
Il démontre que l'auteur des démonstrations des "Eléments d'Euclide" n'était pas Théon comme on le croyait alors, mais d'Euclide lui-même.
Sources et repères bibliographiques
Les biographies de cette page s'appuient sur les références indiquées dans les notices, notamment les abréviations bibliographiques placées en fin de paragraphe ou en infobulle. Ces sources permettent de documenter les dates, les contextes historiques, les apports mathématiques et les anecdotes associées aux mathématiciens cités.
- [HaSu] Bernard Hauchecorne et Daniel Surateau, Des mathématiciens de A à Z, Ellipses, Paris, 1996.
- [Dieudo] Jean Dieudonné, Abrégé d'histoire des mathématiques, Hermann Éditeurs, Paris, nouvelle édition, 1986.
- [Bourb] Nicolas Bourbaki, Éléments d'histoire des mathématiques, Hermann, Paris, nouvelle édition, 1974.
- [Gueridon] Jean Guéridon, Guide d'histoire des mathématiques, Ellipses, Paris, 2002.
- [Delah2] Jean-Paul Delahaye, Le fascinant nombre pi, Belin - Pour la science, Paris, 1997.
