Mathématiciens M-P : biographies et histoire des mathématiques
Cette page rassemble les notices alphabétiques de Math93 pour les mathématiciens de M à P. L'objectif est de proposer un index fiable et rapidement exploitable : dates, pays, idées mathématiques, anecdotes historiques, liens internes et références bibliographiques citées dans les notices.
Mathématiciens commençant par M
MACAULAY Francis Sowerby (1862-1937), Angleterre.
Repère biographique et historique autour de MACAULAY Francis Sowerby.
Né à Witney (Angleterre), Macaulay, diplômé du collège Saint-John à Cambridge, enseigna avec beaucoup de succès à Kingswood et à l'École Saint-Paul à Londres (1885-1911). En 1928, il fut élu membre de la Royal Society.
MACLAURIN Colin (1698-1746), Ecosse.
Repère biographique et historique autour de MACLAURIN Colin.
Né à Kilmodan (Ecosse), Maclaurin étudia à l'Université de Glasgow dès l'âge de onze ans. En 1717, il commença sa carrière comme professeur de mathématiques au collège de Marischal à Aberdeen et fut, en 1725, nommé à l'Université d'Edinbourg sur la recommandation de Newton. Maclaurin était membre de la Royal Society de Londres depuis 1719.
MAINARDI Gaspare (1800-1879), Italie.
Repère biographique et historique autour de MAINARDI Gaspare.
Né à Abbiategrasso (Italie), Mainardi étudia aux Universités de Milan et de Pavie, fut, en 1822, assistant à Pavie, puis professeur de mathématiques. Parallèlement il enseigna au Collegium Ghislieri et au séminaire.
MARKOV Andreï Andreïevitch (1856-1922), Russie.
Repère biographique et historique autour de MARKOV Andreï Andreïevitch.
Né à Riazan (Russie), Markov étudia (1874-78) et enseigna (1880-1905) à l'Université de Saint Pétersbourg (Pétrograd à l'époque). Il fut élu membre de l'Académie des sciences, en 1896. Il participa au mouvement libéral russe du début du 20e siècle.
Ses premiers travaux portent sur la théorie des nombres, les formes quadratiques, les fractions continues, les limites d'intégrales et les convergences de séries.
C'est cependant ses recherches en probabilité qu'il commence en 1906 qui le porteront à la postérité.
Il introduit de façon précise les processus aléatoires et démontre rigoureusement le théorème de la limite centrale. Il est considéré aussi comme le fondateur de la théorie des processus stochastiques.
MATHIEU Emile Léonard (1835-1890), France.
Repère biographique et historique autour de MATHIEU Emile Léonard.
Né à Metz, Mathieu suivit tous les cours à l'École polytechnique en dix-huit mois. Il passa son doctorat en 1859, mais n'obtint de poste officiel qu'en 1869, quand il fut nommé professeur à Besançon. A partir de 1874, il enseigna à Nancy.
ses travaux portent sur la théorie des groupes finis, il prolonge les travaux d'ABEL et de SYLOW.
Il découvre en 1861 et 1873, cinq groupes simples finis dont le cardinal se situe entre 7 920 et 244 823 040. Ces groupes portent son nom.
MAUROLICO Francesco (Messine 1474 - 1575), Italie.
Repère biographique et historique autour de MAUROLICO Francesco.
Maurolico est né de parents grecs ayant émigré en Sicile après la Chute de Constantinople (1453). Son père Antonio était médecin, et il devint Conservateur du Trésor. En 1521, Maurolico entre dans les ordres. En 1552, il devient abbé de la cathédrale San Nicolò de Messine. Comme son père, Maurolico était Conservateur du Trésor et fut pour un temps en charge de la réparation et de l'entretien des fortifications de Charles Quint.
Maurolico correspondait avec des savants tels que Christophorus Clavius et Federico Commandino. Entre 1548 et 1550, Maurolico séjourna au château de Pollina en Sicile, et fit des observations astronomiques du haut de la tour du donjon. Parmi les découvertes astronomiques de Maurolico, on compte la supernova apparue dans Cassiopée en 1572 (le 11 novembre). Tycho Brahe publia les détails de ses observations en 1574 ; la supernova est aujourd'hui connue sous le nom de « supernova de 1572 ». Elle fut observée alors qu'elle était plus brillante que Vénus, avec une magnitude apparente de -4. À partir de mars 1574, sa luminosité était tombée en dessous du seuil de visibilité à l'œil nu.
En 1569, devient professeur de l'Université de Messine.
Son apport mathématique est sommaire mais on note qu'il est l'un des premiers à utiliser des lettres pour représenter des nombres. Il en fait usage mais sans calculer avec elles et, s'il fait des additions et des multiplications, il introduit une nouvelle lettre à chaque fois. (symbolisme algébrique). [DaDaPe]
MÉRAY Hugues Charles Robert (1835-1911), France.
Repère biographique et historique autour de MÉRAY Hugues Charles Robert.
Né à Chalon-sur-Saône, Méray, ancien élève de l'École normale supérieure, enseigna, de 1857 à 1859, au lycée de Saint-Quentin, puis se retira pour sept ans dans un petit village près de Chalon-sur-Saône. En 1866, il enseigna à l'Université de Lyon et, à partir de 1867, il fut professeur à Dijon. En 1899 il est élu membre correspondant de l'Académie des sciences.
Il donne, le premier, une construction des nombres réels en 1869. Pour cela il considère des classes d'équivalences de suites de Cauchy de nombres rationnels.
Georg Cantor, Karl Weierstrass , Richard Dedekind (avec la notion de coupure de l'ensemble des rationnels) proposeront aussi des constructions de \(\mathbb{R}\). Toutes ces recherches prennent place dans le mouvement d'« arithmétisation de l'analyse ».
MERCATOR Nicolaus (1620 à Eutin - mort en 1687 à Versailles), Allemagne.
Repère biographique et historique autour de MERCATOR Nicolaus.
Le mathématicien allemand Niklaus Kauffman change son nom de famille, ce qui était une chose commune à l'époque, en MERCATOR, forme latinisé de «marchand».
[...]
MEUSNIER de la Place, Jean-Baptiste Marie Charles (1754-1793), France.
Repère biographique et historique autour de MEUSNIER de la Place.
Né à Tours, Meusnier sortit, en 1775, de l'Académie militaire de Mézières, second lieutenant du corps du génie. Il travailla, de 1779 à 1788, comme ingénieur militaire au port de Cherbourg. Le reste de sa carrière fut militaire. Participant, en 1793, dans l'armée de Custine, à la défense de Kassel, il fut blessé mortellement.
On lui doit le théorème de Meusnier (sur la courbure en un point d'une section plane d'une surface) et le résultat selon lequel les surfaces dont les deux courbures principales sont partout égales, sont les plans ou les sphères.qui .
MINDING Ernst Ferdinand Adolf (1806-1885), Pologne.
Repère biographique et historique autour de MINDING Ernst Ferdinand Adolf.
Né à Kalisz (Pologne) de parents allemands, Minding étudia la philologie, la philosophie et la physique aux Universités de Halle et d.e Berlin. En mathématiques, il fut un amateur autodidacte. Minding enseigna les mathématiques à l'Université de Berlin (1831-1843) et à l'Université de Dorpat (1843-1883).
Il poursuit les travaux de GAUSS (1777-1855) sur la géométrie différentielle (1828) et ses travaux lui valent le prix de l'académie de St Petersbourg en 1861.
MINKOWSKI Hermann (1864-1909), Russie.
Repère biographique et historique autour de MINKOWSKI Hermann.
Né à Alexoten, en Russie, Minkowski a vécu à Kônigsberg dès l'âge de huit ans. Il y fit ses études universitaires, à l'exception de trois semestres à Berlin. Il enseigna aux Universités de Bonn (1885-94) et de Kônigsberg (1894-:'96) et à l'École polytechnique de Zürich (1896-1902). On créa alors à Gôttingen une chaire pour lui.
Ses travaux portent sur la théorie des nombres et à 18ans, il partage avec J.-B. SMITH le grand prix de l'Académie des sciences de France pour ses recherches sur la décomposition d'un entier en somme de cinq carrés.
Il donne, dans un espace de dimension 4, appelé espace de Minkowski, une interprétation géométrique de la relativité restreinte (établie par Albert Einstein en 1905). Son nom reste lié à l'inégalité dite "inégalité de Minkowski", généralisation de l'inégalité triangulaire ainsi qu'à la notion "d'espace-temps"
MOBIUS August Ferdinand (1790-1868), Allemagne.
Repère biographique et historique autour de MOBIUS August Ferdinand.
Né à Schulpforta (Allemagne), Môbius fit des études de mathématiques et d'astronomie aux Universités de Leipzig, Gottingen et Halle. En 1815, il devint professeur d'astronomie à Leipzig, y dirigea la construction d'un observatoire et en devint le directeur.
Il s'intéresse parallèlement aussi aux mathématiques et notamment à la géométrie projective.
Il introduit (conjointement à PLUCKER et FEUERBACH) les coordonnées barycentriques et les transformations projectives
En 1818, le mathématicien allemand MOBIUS August Ferdinand (1790-1868) introduit les calculs barycentriques qui préfigurent la notion de vecteurs. [Gueridon]
MOIVRE Abraham DE (1667-1754), France.
Repère biographique et historique autour de MOIVRE Abraham DE.
Né à Vitry-le-François, A. de Moivre émigra avec sa famille en Angleterre après la révocation de l'édit de Nantes, en 1685. Il avait cependant reçu sa formation mathématique en France, à Saumur et à Paris. A Londres, il donna des leçons particulières de mathématiques pour subvenir à ses besoins. Il était membre de la Royal Society dès 1697.
C'est en probabilité que son apport est le plus remarqué. il étudie la loi binômiale et introduit la densité de probabilité de la forme \(f(x)=k e^{-ax^2}\) qu'il considère comme sa limite. Il établit alors le résultat : $$\displaystyle\int_0^{+\infty} e^{-x^2}\,dx=\frac{\sqrt{\pi}}{2}.$$
En analyse, on lui doit la formule qui porte son nom ( formule de Moivre) ainsi que celle improprement attribuée à Stirling (formule de Stirling).
Il est en outre considéré comme un pionier des mathématiques financières.
En combinatoire, le principe d’inclusion-exclusion permet d’exprimer le nombre d’éléments (ou cardinal) d'une réunion finie d'ensembles finis en fonction du nombre d'éléments de ces ensembles et de leurs intersections. Il se traduit directement en termes de probabilités.
Il est attribué au mathématicien Abraham de Moivre, et connu également (lui ou sa version probabiliste) sous le nom de formule du crible de Poincaré, formule de Poincaré, ou formule du crible.
MOLIEN Theodor (1861-1941)
Repère biographique et historique autour de MOLIEN Theodor.
Né à Riga (Lettonie), Molien fit ses études à Dorpat et à Leipzig. Il enseigna à l'Université de Dorpat (1885-1901) et y passa son doctorat en 1892. A partir de 1901, il fut professeur de mathéématiques à l'Université de Tomsk (Sibérie).
Il se spécialise dans la théorie des groupes et propose des résultats sur les groupes finis.
Il participe aussi aux dévelopement des nombres hypercomplexes (nommés algèbres aujourd'hui).
MONGE Gaspard (1746-1818), France.
Repère biographique et historique autour de MONGE Gaspard.
Né à Beaune, fils d'un marchand, Monge put entrer, en 1765, comme technicien à l'École royale du génie à Mézières. De 1766 à 1784, il y enseigna les mathématiques. En 1780, il fut élu membre de l'Académie des sciences et, en 1783, fut nommé examinateur des cadets de la marine. Favorable à la Révolution, Monge devint ministre de la marine (1792-93), fit partie du Comité de salut public, fonda l'École polytechnique, organisa pour Bonaparte l'expédition d'Egypte. La Restauration le priva de tous ses titres et charges.
Il publie peu mais exerce une influence notable sur ses élèves PONCELET, DUPIN, MEUSNIER et RODRIGUES.
Ses cendres furent transférées au Panthéon à l'occasion du bicentenaire de la révolution en 1989.
Son oeuvre porte surtout sur la géométrie. On le considère comme le fondateur de la géométrie projective et de la géométrie différentielle.
Il étudie les surfaces et, dans son Application de l'analyse à la géométrie de l'analyse à la géométrie (avec Jean-Nicolas Hachette, 1807) il introduit la notion de ligne de courbure et les termes ellipsoïde, hyperboloïde et paraboloïde.
Dès 1801, il est le premier à utiliser systématiquement les équations aux dérivées partielles pour étudier les surfaces. [HaSu]
Son nom est attaché aux notations de Monge concernant l'étude des extremums de fonctions de plusieurs variables.
Voir la page sur les extremums de fonctions de plusieurs variables.
MONTEL Paul Antoine Aristide (1876-1975), France.
Repère biographique et historique autour de MONTEL Paul Antoine Aristide.
Né à Nice, P. Montel fut étudiant à l'École normale supérieure à Paris et passa son doctorat en 1907. Il enseigna à l'École polytechnique et à la Faculté des sciences de Paris (1911-46). Parallèlement, il était professeur à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts, directeur de l'École pratique des hautes études, président du Palais de la Découverte, et membre de l'Académie des sciences depuis 1937.
Il étudie la théorie des fonctions analytiques et la topologie.
MOORE Eliakim Hastings (1862-1932)
Repère biographique et historique autour de MOORE Eliakim Hastings.
Né à Marietta (Ohio), Moore parvint au doctorat à l'Université de Yale, en 1885. Après une année passée à G6ttingen et à Berlin, il commença sa carrière aux États-Unis, enseignant à Northwestern University et à Yale. A partir de 1892, Moore organisa le département de mathématiques de la nouvelle Université de Chicago.
Ses recherches portent sur la théorie des nombres, l'algèbre, les équations intégrale et l'analyse.
Il démontre que deux corps finis de même cardinal sont isomorphe.
MOORE Sir Jonas (Whitbee (Lancashire) 1617, Godalming (comté de Surrey) 1679), Angleterre.
Repère biographique et historique autour de MOORE Sir Jonas 1617.
Mathématicien d'abord précepteur du jeune duc d'York, puis professeur de mathématiques à Londres, il devint sous Charles II inspecteur général de l'artillerie et est fait chevalier. A partir de 1674, il devient membre de la Société royale de Londres.
C'est lui qui fit élever l'observatoire de Greenwich (1675) et y fit placer Flamsteed comme astronome.
Il fut aussi le fondateur d'une école de mathématiques au Christ's Hospital de Londres, dont il était gouverneur.
Jonas Moore est l'auteur de plusieurs ouvrages posthumes : New system of mathematics (Londres, 1681), où il applique toute une méthode nouvelle d'enseignement des mathématiques; A Mathematical compendium (publié à Londres après sa mort en 1705).
On lui prète une des première utilisation du symbole cos (pour cosinus). (voir trigonométrie pour plus de détails) .
MORDELL Louis Joel (1888-1972), USA.
Repère biographique et historique autour de MORDELL Louis Joel.
Né à Philadelphie (U.S.A.), Mordell fut éduqué à Cambridge, en Angleterre, au collège Saint-John. Il enseigna au collège Birkbeck à Londres et fut professeur à l'Université de Manchester (1923-45). De 1943 à 1945 il était président de la London Mathematical Society. Ses recherches portent sur la théorie des nombres et les équations diophantienne. Il donne dailleurs son nom à une équation et au théorème qui lui est associé, le théorème de Mordell.
DE MORGAN Augustus (1806-1871), Angleterre.
Repère biographique et historique autour de DE MORGAN Augustus.
Né à Madurai (Inde), De Morgan vécut en Angleterre dès sa plus tendre enfance. Après des études au collège de la Trinité à Cambridge, il accepta la chaire de mathématiques au nouveau collège de J'Université de Londres et y resta jusqu'en 1866. De Morgan fut le fondateur et premier président de la London Mathematical Society.
Il travaille sur la logique en mathématique et ses travaux préfigurent ceux de BOOLE.
Il effectue aussi des recherches sur les séries (convergence ou divergence), la théorie des probabilité et l'histoire des mathématiques.
Mathématiciens commençant par N
NAPPIER ou NEPER John (1550-1617), Ecosse.
Repère biographique et historique autour de NAPPIER ou NEPER John.
Né baron de Merchiston près d'Edinbourg, J. Neper, homme politique, y résida presque toute sa vie et étudia les sciences pendant ses loisirs.
Par une approche cinématique, il découvre les logarithmes (népérien) et publie sa découverte en 1614 avec une table des logarithmes des sinus des angles croissants de minute en minute.
Le mathématiciens anglais Henri BRIGGS (1561 - 1630) se passionne pour cette découverte et comprend immédiatement son importance dans le développement des grands calculs notamment en astronomie. Il se rend en Ecosse à deux reprises et persuade NEPPER d'adopter la base 10. C'est alors lui qui publie en 1617, année de la mort de NAPPIER, la première table des logarithme avec 8 décimales. Une autre suit en 1624 avec 14 décimales pour les nombres de 1 à 20 000 et 90 000 à 100 000.
BRIGGS publie enfinune table à 15 décimales pour les fonction trigonométriques pour chaque centième de degré.
NETTO Eugen (1846-1919), Allemagne.
Repère biographique et historique autour de NETTO Eugen.
Né à Halle, Netto s'immatricula à l'Université de Berlin et obtint son diplôme en 1870. Il enseigna dans un lycée de Berlin et aux Universités de Strasbourg et de Berlin, avant d'être nommé, en 1888, professeur à l'Université de Giessen.
Il travaille sur la théorie des groupes et sur l'analyse.
Il démontre en 1879 qu'il n'existe aucune bijection \(t\mapsto F(t)=(f(t);g(t))\) de \(\mathbb{R}\) dans \(\mathbb{R}^2\), où f et g sont des fonctions continues.
NEUMANN Carl Gottfried (1832-1925), Allemagne.
Repère biographique et historique autour de NEUMANN Carl Gottfried.
Né à Kônigsberg (Prusse), Neumann y reçut son éducation primaire, secondaire et universitaire. Il enseigna les mathématiques aux universités de Halle (1858-63), Bâle (1863-65), Tübingen (1865-68) et Leipzig (1868-1911). Il était membre de l'Académie des sciences de Berlin et l'éditeur des Mathematische Annalen.
Ses travaux portent sur les équations différentielles, la théorie du potentiel. Il recherche des solutions au problème de DIRICHLET.
NEUMANN John VON (Budapest 1903 - Washington 1957), USA (d'origine hongroise).
Repère biographique et historique autour de NEUMANN John VON.
Né margittai Neumann János Lajos, VON NEUMAN est le fils d'un banquier juif qui est anobli en 1913 et fait germaniser sa particule en VON. La famille s'enfuit à venise et y séjourne. Il parle le grex classique à 6 ans, lit les oeuvres d'Emile BOREL à 12 ans. Calculateur prodige, il publie ses premiers travaux à 18 ans. A 24 ans, il est preofessseur à l'université de Berlin puis il fuit le régime nazi et trouve un poste à Princeton. En 1943, il fait parti du groupe de chercheurs du projet Manhattan pour construire la première bombe atomique.
Il meurt à 53 ans d'un cancer des os.
Ses travaux portent sur la théorie des ensembles, la topologie. Il donne en 1927 l'axiomatique des espaces de Hilbert dans les termes actuellement utilisés. Dès 1920, il étudie la théorie des jeux et démontre en 1928 le théorème minimax.
NEWTON Isaac (1642-1727), Angleterre.
Repère biographique et historique autour de NEWTON Isaac.
Newton est né à Woolsthorpe (Angleterre) après la mort de son père. Après avoir été formé au collège de la Trinité à Cambridge, il y fut nommé professeur, en 1669, succédant à I. Barrow. En 1696, il quitta Cambridge pour devenir directeur de la Monnaie à Londres. Il devint, en 1699, membre du Conseil de la Royal Society et son président, en 1703. Il garda ce poste jusqu'à la fin de sa vie.
il est anobli en 1705 par la Reine Anne.
Il est considéré avec LEIBNIZ comme le fondateur du calcul différentiel et intégral.
Ses travaux sur les courbes et les fonctions sont aussi remarquables et son oeuvre en physique fondamentale.
Dès 1664, il montre que le développement \((a+b)^n\)est aussi valable pour n rationnel. Cela lui permet d'obtenir des développements en série entière de nombreuses fonctions même si il ne s'intéresse pas vraiment aux problèmes de convergence.
Avec les notations actuelles par exemples il obtient : \(\displaystyle\int_0^x \frac{1}{1+t}\,dt=x-\frac{x^2}{2}+\frac{x^3}{3}-\cdots\)
NOETHER Amalie Emmy (1882-1935)
Repère biographique et historique autour de NOETHER Amalie Emmy.
Née à Erlangen, fille du mathématicien Max Noether, E. Noether étudia les mathématiques aux Universités d'Erlangen et de Gôttingen comme auditrice libre, les femmes n'étant pas admises comme étudiants réguliers. En 1904, on lui permit cependant de s'immatriculer à Erlangen et elle put passer son doctorat, en 1907. Ce n'est qu'après beaucoup d'interventions en sa faveur qu'elle put, en 1919, se faire habiliter.Elle est coopteée par David HILBERT qui la convainc de venir enseigner à Gôttingen. Cependant il ne parvient pas à lui faire occuper de poste officiel. Elle y reste jjusqu'en 1933, date de sa mise à la retraite par le gouvernement national-socialiste. Elle se réfugia aux États-Unis et travailla à Princeton. Elle meurt deux ans plus tard des suites d'une opération bénigne.
Ses travaux portent d'abord sur la théorie des invariants algébriques puis elle se tourne vers l'étude des anneaux, des ideaux, des anneaux quotients. C'est elle qui développe rigoureusement la théorie des anneaux et des ideaux.
Elle n'a pas la possibilité de beaucoup publier et ses souvent grace à ses remarques pertinentes que certains de ses collègues et étudiants développent des résultats intéressants.
NOETHER Max (1844-1921)
Repère biographique et historique autour de NOETHER Max.
Max Noether est le père de Emmy Noether. Il est né à Mannheim et fit ses études principalement à l'Université de Heidelberg.
Atteint de la poliomélité à 14 ans, il interrompt sa scolarité et suit des cours particuliers.
Il passe un doctorat à l'Université de Heidelberg, en 1868, et y enseigna jusqu'en 1875. Par la suite, il fut professeur à Erlangen.
Moins connu que sa fille, il demeure cependant un mathématicien de haut niveau. Il est considéré comme un des meilleurs spécialistes de la géométrie algébrique de la fin du 19ème siècle. Il partage avec G.-H. HALPEN le prix Steiner de l'Académie de Berlin en 1881 pour un travail sur les courbes algébriques gauches.
Mathématiciens commençant par O
OHM Martin (1792-1872)
Repère biographique et historique autour de OHM Martin.
Né à Erlangen, Ohm commença sa carrière académique, en 1811, à l'Université d'Erlangen. Après avoir enseigné au lycée de Thorn (1817-1821), il devint lecteur, puis professeur de mathématiques à l'Université de Berlin. Parallèlement il enseigna à l'école d'architecture (1824-31), à l'école d'artillerie et du génie (1833-52) et à l'école de guerre (à partir de 1826).
Martin Ohm est le frère méconnu du célèbre physicien Georg Simon OHM (1789-1857) qui énonça la loi qui porte son nom (U = R.I).
Martin OHM cherche en 1822 à proposer une construction des réels à partir des entiers dans un traité Versuch eines vollkommen konsequenten Systems der Mathematik (Essai d'un système complet et conséquent des mathématiques).
Il cherche en analyse à étudier rigoureusement les séries et leur convergence.
ORESME Nicole ou Nicolas (1325 - Lisieux 1382), France.
Repère biographique et historique autour de ORESME Nicole ou Nicolas.
Ce normand est considéré à juste titre comme le plus grand mathématicien du 14ème siècle.
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OSGOOD William Fogg (1864-1943), USA.
Repère biographique et historique autour de OSGOOD William Fogg.
Né à Boston (U.S.A.), Osgood fut formé au collège de Harvard (1882-87), passa les années 1887-89 à Gôttingen, avec Klein, et l'année 1889--90 à Erlangen. Il y obtint un doctorat et retourna aux États-Unis, où il fut professeur à Harvard. Après sa retraite, en 1933, il enseigna pendant deux ans à l'Université nationale de Pékin.
Il démontre en 1898, indépendamment de Baire le théorème de BAIRE (que ce dernier démontre en 1899).
OUGHTRED William (Eton 1574 - Albury 1660), Angleterre.
Repère biographique et historique autour de OUGHTRED William.
William Oughtred entre au King's College de Cambridge en 1592 et y reste jusqu'à 1600. Il devient ministre épiscopal mais se passionne pour les mathématiques. Il donne des cours particulier au célèbre John WALLIS.
En 1631, il publie un ouvrage, Clavis mathematicae, destiné à son élève le duc d'Arundel. Ce traité va permettre de diffuser en angleterre les nouvelles connaissances d'algèbre et d'arithmétique.
On lui doit la notation × pour désigner la multiplication. => Histoire des symboles mathématiques.
Il serait aussi l'auteur de Appendix to the Logarithms (1618) qui parait avec la traduction des oeuvres de Neper.[HaSu].
Il utilise aussi le symbole \(\pi\) pour désigner le périmètre d'un cercle (tout comme BARROW) mais c'est l'anglais William JONES qui utilise ce symbole pour la première fois en 1706 pour désigner le rapport du périmètre sur son diamètre.[HaSu].
On lui prète aussi l' utilisation des symboles trigonométriques mais les avis sont partagés (voir trigonométrie pour plus de détails).
Mathématiciens commençant par P
PACIOLI Lucas (San Sepolcro vers 1445 - Rome 1517), Italie.
Repère biographique et historique autour de PACIOLI Lucas.
Lucas PACIOLI est un moine et mathématicien italien. Son goût pour les voyages le pousse à enseigner dans de nombreuses villes italiennes. Reprenant les travaux de FIBONNACCI, il se spécialise dans l'étude de la résolution des équations et vers l'arithmétique.
Le commerce étant en pleine expansion, les applications mathématiques de l'époque sont surtout destinées aux marchands.
Dans sa Summa arithmética, il expose les composantes du calcul digital du haut moyen âge (voir histoire des nombres), mais son apport majeur concerne la simplification de certaines notations.
Pour noter par exemple \sqrt( 35 - \sqrt15 ) il écrit : RU 35 m˜ R 15, où R désigne la racine carrée, le U de RU signifiant qu'il s'agit d'une racine carrée englobant tout ce qui suit.
Le problème initial le plus fameux de l'histoire des probabilités est celui de la répartition équitable des enjeux d'une partie inachevée, à un moment où l'un des joueurs a un pris un avantage, non décisif évidemment.
Le mathématicien italien Luca Pacioli l'évoque dans son Summa de Arithmetica, Geometrica, Proportio et Proportionalita (publié en 1494).
PADOA Alessandro (1868-1937)
Repère biographique et historique autour de PADOA Alessandro.
Vénitien, diplômé de l'Université de Turin, Padoa enseigna dans les écoles secondaires de Pinerolo, Rome et Cagliari (en Sardaigne), et, à partir de 1909, à l'Institut technique de Gênes. Padoa fit partie de l'école de PEANO.
PAINLEVÉ Paul (1863-1933)
Repère biographique et historique autour de PAINLEVÉ Paul.
Né à Paris, P. Painlevé fit ses études à l'École normale supérieure et, après avoir travaillé à Gôttingen, devint, en 1887, professeur à l'Université de Lille. A Paris, il enseigna surtout à la Faculté des sciences, à l'École polytechnique et à l'École supérieure d'aéronautique. En 1900, il fut élu membre de l'Académie des sciences. Dans la suite, participant à la vie politique, il détint plusieurs ministères dans divers cabinets.
PALEY Raymond Edward Alan Christopher (1907-1933)
Repère biographique et historique autour de PALEY Raymond Edward Alan Christopher.
Né à Weymouth (Angleterre), Paley fut membre du collège de la Trinité à Cambridge (1930). En 1932, il reçut une bourse d'études pour l'Institut de techn'ologie du Massachusetts et l'Université de Harvard. Il fut tué dans une avalanche près de Banff, au Canada. Pog.
PAPPUS (Ive siècle ap. J.-C.)
Repère biographique et historique autour de PAPPUS.
Né probablement à Alexandrie vers 320, Pappus fut le dernier grand mathématicien de l'école d'Alexandrie.
Pappus est l'auteur de commentaires sur les Éléments d'EUCLIDE (de -330 à -275), sur l'Analemme de Diodorus, sur l'Almageste et le Planisphère de PTOLÉMÉE Claude (IIe siècle) ; mais tout ce qui nous est parvenu de ces ouvrages sont des résumés et des commentaires écrits par des mathématiciens postérieurs.
L'ouvrage principal de Pappus, Collections mathématiques, est écrit vers 340. C'est un exposé complet des connaissances de l'époque, qu'il approfondie.
L'ouvrage se compose de huit livres. Le premier (encore perdu) traitait sans doute d'arithmétique ; le livre II, dont il ne reste que des fragments, propose un système de notation et de numération des grands nombres dû à Apollonius (de -262 à - 190) ; le livre III traite de la théorie des proportions et des moyennes (arithmétique, géométrique et harmonique) ; dans le livre IV, Pappus généralise le théorème de Pythagore ( de -569 à -500) et étudie différentes courbes (dont la spirale d'Archimède (de -287 à -212)) ; le livre V est l'étude de problèmes isopérimétriques. Il y démontre qu'à périmètre égal, un polygone a une aire d'autant plus grande qu'il a de côtés.
Dans le livre VI, il étudie l'astronomie en proposant une introduction à l'Almageste de Ptolémée.
Dans le livre VII traite des coniques. Il y étudie les propriétés des foyers et des directrices. On y trouve aussi le théorème dit théorème de GULDIN (improprement donc), qui permet de calculer le volume des solides de révolution. le livre VIII traite de mécanique et des propriétés du centre de gravité.
PASCAL Blaise (1623-1662), France.
Repère biographique et historique autour de PASCAL Blaise.
Né à Clermont-Ferrand, Pascal vint à Paris en 1631 avec son père et fréquenta dès 1635 l'Académie parisienne de Mersenne.
[...]
PASCH Moritz (1843-1930)
Repère biographique et historique autour de PASCH Moritz.
Né à Breslau (Allemagne), Pasch étudia à l'Université de sa ville natale, puis à Berlin sous l'influence de Weierstrass et Kronecker. Il fit toute sa carrière académique à l'Université de Giessen (1870-1911).
Il se lance dans une axiomatisation de la géométrie projective et est le premier à proposer une axiomatisation permettant de définir l'ordre des points sur une droite.
PEACOCK George (1791-1858)
Repère biographique et historique autour de PEACOCK George.
Né à Denton (Angleterre), G. Peacock passa trente ans de sa vie au collège de la Trinité à Cambridge, d'abord comme étudiant, puis comme précepteur et professeur (1809--39). Il joua un rôle dans la réforme de l'oenseignement des mathématiques à Cambridge. Il fut ordonné prêtre, en 1822, et nommé doyen d'Ely, en 1839. Il était membre de la Royal Society depuis 1818.
Il propose des résultats sur les séries divergentes et tente vainement de fournir un traitement logique de l'algèbre.
On le nomme à ce titre l'Euclide de l'algèbre.
PEANO Giuseppe (1858-1932), Italie
Repère biographique et historique autour de PEANO Giuseppe.
Né à Spinetta (Italie), Peano vécut à Turin dès l'âge de douze ou treize ans. Il y a fait ses études et sa carrière académique. A partir de 1890, il fut professeur de calcul infinitésimal et, de 1886 à 1901, il enseigna parallèlement à l'académie militaire. Il était membre de l'Académie des sciences de Turin.
Il propose la création d'un langage universel et, à ce titre, il créé plusieurs symboles dont certains sont désormais usuels.
\(\varepsilon\) transformé en \(\in\) pour l\'appartenance, \(\cup\) pour l\'union, \(\cap\) pour l\'intersection et \(\subset\) pour l\'inclusion.
C'est lui aussi qui le premier note \(\mathbb{N}\) l\'ensemble des entiers naturels (non nuls). [HaSu]
En 1895 dans Formulaire de mathématiques, PEANO utilise N pour les entiers positifs non nuls, \(n\) pour les entiers relatifs, \(\mathbb{N}_0\) pour les entiers positifs avec \(0\), \(R\) pour les nombres rationnels positifs, \(r\) pour les nombres rationnels, \(Q\) pour les nombres réels positifs non nuls, \(q\) pour les nombres réels et \(Q_0\) pour les nombres réels positifs avec \(0\). [Cajo, vol. 2, p. 299]. (voir aussi histoire des symboles mathématiques).
PEANO est aussi réputé pour être l'un des premiers mathématiciens modernes à tenter de trouver des contre-exemples invalidant certains théorèmes ou permettant d'en préciser les données (ou hypothèses).
Il donne l'exemple de la fonction définie par \(f(x,y)=\dfrac{xy(x^2-y^2)}{x^2+y^2}\), prolongée par continuité en posant \(f(0,0)=0\), pour laquelle les permutations des dérivées partielles n'est pas licite, (voir théorème de SCHWARZ).
Il tente ainsi de redémontrer certains théorèmes sous des hypothèses plus faibles. Il améliore ainsi le théorème des accroissements finis et démontre la formule de TAYLOR Brook (1685-1731) pour des fonctions d'une ou de plusieurs variables.
On lui doit la formule classique sur le reste de YOUNG William Henry ( 1863 - 1943) qu'il trouve avant le mathématicien britanique . [EU]
La représentation axiomatique des espaces vectoriels réels et des applications linéaires de ces espaces est proposée en 1880 PEANO Giuseppe (1858-1932). [Gueridon]
PEIRCE Benjamin (1809 - 1880)
Repère biographique et historique autour de PEIRCE Benjamin.
Né à Salem, Massachusetts, B. Peirce fut formé au collège de Harvard. En 1831, il Y fut nommé répétiteur, puis professeur de mathématiques, de philosophie naturelle et d'astronomie. Il fut directeur de l'Inspection des côtes (1867-74) et faisait partie de nombreuses commissions scientifiques. Il était membre de la National Academy of Sciences.
Il se distingue par ses recherches en logique et est à ce titre un précurseur de RUSSEL et de WHITEHEAD.
PEIRCE Charles Sanders (1839 - 1914)
Repère biographique et historique autour de PEIRCE Charles Sanders.
Né à Cambridge (Massachusetts), fils de Benjamin Peirce et diplômé du collège de Harvard, C. S. Peirce travailla, de 1859 à 1891, à l'Inspection des côtes. Il enseigna la logique à l'Université Johns Hopkins à Baltimore (1879-1884). Il était membre de la National Academy of Sciences, depuis 1877.
PELETIER Jacques du Mans (Le Mans, 1517 – Paris, 1582), France.
Repère biographique et historique autour de PELETIER Jacques du Mans.
Péletier du Mans était un mathématicien et poète humaniste français. Il débute ses étude au Collège de Navarre où son frère Jean était professeur de mathématiques et de philosophie. Il a ensuite étudié le droit et la médecine. Il a fréquenté le cercle littéraire de Marguerite de Navarre et a été secrétaire de René du Bellay de 1541 à 1543. Il est l’auteur de nombreux traités scientifiques et mathématiques.
Il est célèbre pour avoir créer les mots en illiards dans le système de numération (milliards, ..)
Tout en conservant le système original de Nicolas CHUQUET, il proposa des noms pour les nombres intermédiaires, lorsque le groupement par six chiffres migra vers le groupement moderne par trois chiffres. Cette convention est utilisée à travers le monde, excepté dans les pays anglophones, le Brésil, la Grèce, la Turquie, la Russie et Puerto Rico.
Il est aussi l'un des premier à utiliser les lettes capitales A, B, C,... pour désigner l'inconnue. [DaDaPe]
Voir le symbolisme algébrique.
PELL John (1610 - Londres 1685)
Repère biographique et historique autour de PELL John.
Pell est un mathématicien et astronome anglais. Il entre à 13ans au Trinity College de Cambridge puis étudie à Oxford.
A 20 ans, il connaissait 10 langues : anglais, allemand, italien, espagnol, français, latin, grec, hébreux, arabe et néerlandais.
Il est Professeur de mathématiques à Amsterdam de 1643 à 1646, puis à Breda jusqu'en 1652.
De 1654 à 1658, il fut envoyé en Suisse par Cromwell pour négocier l'adhésion de la Suisse à une ligue des Etats Protestants en Europe, sans succès. Il revient en Angleterre avec le rétablissement de la royauté, et devient prètre en 1661. Il fut alors pillé par son entourage, fit de la prison pour dettes et mourut dans la pauvreté.
Ses travaux portent sur l'algèbre, l'étude de la quadrature du cercle et l'astronomie. Il publie une table avec les 10 000 premiers carrés.
Il édite l'algèbre de RHONIUS ( ou Johann Rahn (1622-1676), Teutsche Algebra, 1659) qui contient pour la première fois le symbole ÷ utilisé pas les anglo-Saxons pour la division. [HaSu]
PETROWSKI Ivan Georgievich (1901-1973)
Repère biographique et historique autour de PETROWSKI Ivan Georgievich.
Né à Sevsk (Russie), Petrowski, diplômé, en 1917, de l'École polytechnique de sa ville natale, travailla dans diverses institutions soviétiques jusqu'en 1922, date de son entrée à l'Université de Moscou. Il y fit toute sa carrière académique. Il était membre de l'Académie soviétique des sciences depuis 1946.
Ses travaux portent sur les équations aux dérivées partielles, la géométrie algébrique, les probabilité et sur la physique mathématique.
PFAFF Johann Friedrich (1765-1825)
Repère biographique et historique autour de PFAFF Johann Friedrich.
Pfaff étudia à la "Hohe Karlsschule",école quasi militaire de Stuttgart, sa ville natale, puis partit en voyage pour compléter ses études à Gôttingen, Berlin, Vienne entre autres. Il fut nommé professeur de mathématiques à l'Université de Helmstedt et y resta jusqu'à la fermeture de cette dernière, en 1810. Dès lors, il fut professeur à Halle et reprit, en 1812, la direction de l'observatoire.
Ses premiers travaux traitent du calcul intégral, mais Disquisitiones analyticae (1797), est un ouvrage inachevé. Puis il s'intéresse aux équations différentielles. Il publie en 1814 la première méthode d'intégration des équations aux dérivées partielles.
PHRAGMÉN Lars Edvard (1863-1937)
Repère biographique et historique autour de PHRAGMÉN Lars Edvard.
Né à Orebro (Suède), Phragmén étudia à l'Université d'Upsal. Il enseigna l'analyse mathématique à l'Université (1890-92) et à l'École polytechnique (1892-1904) de Stockholm. De 1903 à 1909, il travailla dans les assurances. Il obtint, en 1907, un doctorat honoraire de l'Université d'Upsal et, en 1929, d'Oslo. Il s'illustre dans les statistiques et développe l'actuariat.
PICARD Charles Emile (1856-1941)
Repère biographique et historique autour de PICARD Charles Emile.
Né à Paris, Picard fut admis à l'École normale supérieure et, en 1877 déjà, était agrégé et docteur ès sciences. Picard enseigna à l'Université de Toulouse, à la Sorbonne et à l'École normale. Il était membre de l'Académie des sciences, depuis 1889, et son secrétaire perpétuel, à partir de 1917. Il était président du Bureau des Longitudes et, en 1924, il fut élu à l'Académie française.
Il travaille sur les équations différentielles, les fonctions à variable complexe, les intégrales abélienne, les groupes, les équations fonctionnelles. On appelle parfois méthode de Picard la méthode des approximations successives appliquée à la résolution d'équations aux dérivées partielles et équations intégrales.
Il démontre aussi le théorème suivant : toute fonction entière non constante, holomorphe dans le plan complexe, prend chaque valeur une infinité de fois, avec au plus une exception. Son travail sur les fonctions holomorphes, lui vaut une première nomination pour devenir membre de l'Académie des sciences. Mais jugé trop jeune, cette élection est reportée en 1889.
PIERI Mario (1860-1913), Italie.
Repère biographique et historique autour de PIERI Mario.
Né à Lucques (Italie), Pieri commença ses études universitaires à Bologne et les termina à l'École normale supérieure de Pise. Il enseigna à l'Académie militaire et à l'Université de Turin jusqu'en 1900, date de sa nomination à l'Université de Catane (Sicile). A partir de 1908, il fut professeur à Parme.
En 1899, il élabore un système axiomatique de la géométrie euclidienne.
PINCHERLE Salvatore (1853-1936), Italie.
Repère biographique et historique autour de PINCHERLE Salvatore.
Né à Trieste (alors en Autriche), Pincherle fit ses études sous Betti et Dini à l'Université de Pise et sous Weierstrass à Berlin, avant de devenir professeur à Palerme. La même année il fut nommé à une chaire de l'Université de Bologne. Il fonda, en 1922, l'Union italienne de mathématiques, dont il fut le premier président. Il appartenait à l'Accadernia Nazionale dei Lincei.
Ses travaux portent sur l'analyse fonctionnelle. Il fut un des premiers à étudier rigoureusement la transformée de Laplace.
PLANCHEREL Michel (1885-1967), Suisse.
Repère biographique et historique autour de PLANCHEREL Michel.
Né à Bussy (Suisse), Plancherel fit ses études universitaires à Fribourg (Suisse), Gôttingen et Paris. Il enSeigna ensuite les mathématiques à l'Université de Genève (1910-11), à l'Université de Fribourg (1911-20) et à l'École polytechnique de Zürich. Pog.
Ses travaux traitent de la théorie des fonctions. Il se spécialise dans l'étude de celles de carrés intégrables et dans les transformées de Fourier. Il énonce et démontre le théorème qui porte son nom :
Théorème de Plancherel : Soit f une foonction intégrable et de carré intégrable sur \(\mathbb{R}\), alors sa transformée de Fourier est de carré intégrable sur \(\mathbb{R}\) et \(\displaystyle \int |f|^2=\int |\mathcal{F}(f)|^2\)
PLUCKER Julius (1801-1868), Allemagne.
Repère biographique et historique autour de PLUCKER Julius.
Né à Elberfeld (Allemagne), Plücker étudia aux Universités de Bonn, Heidelberg, Berlin et Paris. Il enseigna à l'Université de Bonn (1826-33), au Friedrich-Wilhelms-Gymnasium à Berlin (1833-34) et fut professeur aux universités de Halle (1834-36) et de Bonn (1836-68).
Ses travaux portent sur la géométrie algébrique. Il introduit l'expression \(f=0\) pour désigner l'ensemble des points \(M(x;y)\) du plan tels que \(f(x;y)=0\) et il est le propose et à utilise les coordonnées homogènes. Son nom reste attaché aux coordonnées plückeriennes.
POINCARÉ Jules Henri (1854-1912), France.
Repère biographique et historique autour de POINCARÉ Jules Henri.
Né à Nancy, Poincaré fut admis, en 1873, à l'École polytechnique et fit des études d'ingénieur à l'École des Mines. Il exerça brièvement cette activité en préparant sa thèse de doctorat. Il enseigna à l'Université de Caen (1879-81)et à l'Université de Paris (1881-1912). Il faisait partie de l'Académie des sciences, dès 1887, et de l'Académie française, à partir de 1908.
Il publie beaucoup et on lui reproche souvent trop de précipitation. Ces articles sont parfois jugés un peu brouillon mais par la richesse de ses théories, il reste un des grands mathématiciens du 19ème siècle. Il publie aussi des ouvrages sur la philosophie des sciences qui font référence.
Il définit les fonctions automorphes, c'est-à-dire les fonctions analytiques sauf en certains points et invariantes par les éléments d'un sous-groupe infini dénombrable de transformation \(z\mapsto \dfrac{az+b}{cz+d}\).
Il est en outre considéré comme un des pionniers de la topologie et son nom est attaché à un théorème lié aux formes différentielles exactes (théorème de Poincaré).
L'algèbre extérieure introduite par GRASSMANN Hermann (1809-1877) (qui contribue à la notion de produit vectoriel) reste confidentielle jusqu'aux travaux des mathématiciens français POINCARÉ Jules Henri (1854-1912) et de CARTAN Elie Joseph (1869-1951) en géométrie différentielle. [Dieudo]
- Pour en savoir plus : Etienne Ghys : "Poincaré a libéré notre pensée !"
Publiée le 23 oct. 2012, une Interview d'Etienne Ghys, mathématicien, directeur de recherche au CNRS, Unité de Mathématiques Pures et Appliquées (ENS de Lyon).
POINSOT Louis (1777-1859), France.
Repère biographique et historique autour de POINSOT Louis.
Né à Paris, Poinsot fut élève à l'École polytechnique et à l'École des ponts et chaussées. Il enseigna au lycée Bonaparte à Paris (1804-1809), puis fut nommé inspecteur général de l'Université impériale et professeur-assistant à l'École polytechnique. Il y fut examinateur d'admission, de 1816 à 1826. Il fut nommé, en 1840, au Conseil royal de l'instruction publique, en 1843, au Bureau des longitudes. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1813.
Ses travaux portent sur la géométrie et la mécanique.
Il découvre en 1809 les deux derniers polyèdres croisés réguliers, un icosaèdre (20 faces) et un dodécaèdre.
KEPLER avait trouvé les deux premiers, deux dodécaèdres (12 faces) étoilés réguliers dont les faces sont isométriques et les angles d'arêtes de leurs angles polyèdres mesurent tous 36°. CAUCHY prouva qu'il n'en existe pas d'autres.
POISSON Denis Siméon (1781-1840), France.
Repère biographique et historique autour de POISSON Denis Siméon.
Né à Pithiviers, Poisson entreprit des études de médecine qu'il abandonna, en 1798, pour étudier les mathématiques à l'École polytechnique, où quatre ans plus tard il devint enseignant. En 1808, il fut nommé astronome au Bureau des longitudes et, en 1809, professeur à la Faculté des sciences de Paris, qui venait d'être créée.
Ses premiers travaux portent sur la géométrie et la mécanique. Il démontre l'invariabilité des grands axes des orbites planétaires.
Il se passionne surtout pour la physique mathématique. En 1812, il donne les lois de l'électrostatique et définit l'électricité comme un fluide où les éléments semblables se repoussent, les contraires s'attirent.
Il publie aussi sur l'intégration et les série de Fourier qui fascinent alors.
En 1837, il publie un traité sur les probabilité dans lequel on trouve pour la première fois la loi qui porte son nom (loi de Poisson), qu'il obtient comme limite de la loi binomiale \(\mathcal{B}(n;p)\) avec \(np\) constant.
Il est considéré comme l'un des plus grands scientifiques de son époque.
PONCELET Jean Victor (1788-1867), France.
Repère biographique et historique autour de PONCELET Jean Victor.
Poncelet fut élève de l'École polytechnique et de l'École d'application de l'artillerie et du génie à Metz, sa ville natale. Militaire de carrière, il participa à la campagne de Russie, où il fut fait prisonnier (1812-14). A son retour, il fut nommé capitaine au corps du génie de Metz et fit des cours de "mécanique appliquée aux machines". En 1834, il fut élu membre de l'Académie des sciences et devint professeur à l'Université de Paris ainsi que commandant de l'École polytechnique. Elu à l'Assemblée constituante, en 1848, il refusa ses services au second Empire et fut mis à la retraite.
Il est considéré comme un des fondateurs de la géométrie projective moderne (Desargues en est un autre fondateur). Il apporte de nouveaux concepts (dualité et continuité) et introduit la notion de droite à l'infini : deux droites du plan sont toujours concourantes, en un point de la droite ou en l'infini si elles sont parallèles. [HaSu]
PROCLUS ou PROCLOS ou PROCLUS de Lycie (Constentinople env. 412 - Athène 485), Grèce.
Repère biographique et historique autour de PROCLUS ou PROCLOS ou PROCLUS de Lycie.
PROCLUS est un philosophe qui étudia à Alexandrie et à Athène où il dirige l'académie fondée par PLATON (Athènes, 427 av. J.-C. - 348 av. J.-C.).
La source principale de la connaissance de Proclus est sa biographie rédigée par son disciple Marinos. [EU]
Proclus de Lycie, dit « le Diadoque » (littéralement, "celui par qui le sceptre est transmi"). Néoplatonicien, il accède à la tête de l’institution (et devient « le diadoque »).
En mathématiques, il reste célèbre par son étude et ses commentaires du Livre premier des Éléments d'Euclide.
Il reste en outre une référence par son étude sur l'histoire des mathématiques grecques.
PRYM Friedrich Emil (1841-1915), Allemagne.
Repère biographique et historique autour de PRYM Friedrich Emil.
Né à Düren (Allemagne), Prym étudia aux Universités de Berlin, Heidelberg et Gottingen et passa un doctorat, en 1863, à Berlin. Il fut professeur de mathématiques à l'École polytechnique de Zürich (1865-69) et à l'Université de Würzburg (l869-1909).
PTOLÉMÉE Claude (2 ème siècle), Grèce.
Repère biographique et historique autour de PTOLÉMÉE Claude.
Claudius Ptolemaeus, appelé Ptolémée (Ptolémaïs de Thébaïde (Haute-Égypte) vers 90 - Canope vers 168) était un astronome et astrologue grec qui vécut à Alexandrie.
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PUISEUX Victor (1820-1883), France.
Repère biographique et historique autour de PUISEUX Victor.
Né à Argenteuil, Puiseux fit ses études à l'École normale supérieure. Il enseigna ensuite au collège royal de Rennes (1841-44), à l'Université de Besançon (1844-49) et à l'École normale. Il succéda à Cauchy dans la chaire d'astronomie mathématique au collège de France (1857-1882). Il fit partie du Bureau des calculs de l'observatoire de Paris (1855-59) et du Bureau des longitudes (1868-72). En 1871, il fut élu membre de l'Académie des sciences.
Ses travaux portent sur les fonctions analytiques d'une ou de plusieurs variables complexes et sur l'étude de courbes algébriques.
PYTHAGORE de Samos (Samos env. 569 av. JC - 500 av. JC ), Grèce.
Repère biographique et historique autour de PYTHAGORE de Samos.
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Sources et références utilisées
Les références ci-dessous reprennent le format bibliographique utilisé sur Math93 : auteur, titre, éditeur ou organisme, lieu, année, et date de consultation pour les ressources en ligne.
- [HaSu] : HAUCHECORNE Bertrand, SURATTEAU Daniel, Des mathématiciens de A à Z, Ellipses, Paris, 1996.
- [Audi] : AUDIRAC J.-L., Vie et œuvre des grands mathématiciens, Magnard, Paris, 1990.
- [Cajo] : CAJORI Florian, A History of Mathematical Notations, Open Court, Chicago, 1928-1929.
- [Dieudo] : DIEUDONNÉ Jean, Abrégé d'histoire des mathématiques, Hermann Éditeurs, Paris, nouvelle édition 1986.
- [Gueridon] : GUÉRIDON Jean, Guide d'histoire des mathématiques, Ellipses, Paris, 2002.
- [DaDaPe] : DADOUN Robert, DARMON Jean-Charles, PÉRILLIÉ Patrick, Histoire des mathématiques, repères et textes, Math93.
- [EU] : Encyclopædia Universalis, notice biographique ou historique consultée pour la notice.
